Je souhaite revenir sur l'article paru dans Votre Santé n° 74 au sujet de l'arthrose car il me semble important d'y apporter quelques précisions.
Selon le dictionnaire Delamare, la définition de l'arthrose est :
« Nom sous lequel on désigne des affections chroniques dégénératives non inflammatoires des articulations. Elles surviennent après la cinquantaine ( !!!) et frappent surtout le genou, la hanche, les articulations vertébrales et les articulations des doigts ».
A mon sens, l'article paru dans Votre Santé n° 74 fait un amalgame trop rapide entre les processus inflammatoires et les processus arthrosiques, même si ces derniers sont étroitement liés.
Cependant, les actions à entreprendre n'en demeurent pas moins en partie distinctes.
Au niveau structurel, le cartilage comme les os font partie de ce que l'on appelle les tissus conjonctifs de soutien.
Dans tous les tissus conjonctifs de soutien, l'on distingue 3 éléments :
- la matrice ou substance fondamentale : c'est un gel contenant de l'eau (entre-autre) et de l'acide hyaluronique qui a comme propriété de retenir l'eau.
- Des fibres : il en existe 3 types principaux (collagène, élastine et réticuline)
- Des cellules : ces cellules sont différentes dans l'os et dans le cartilage : au niveau de l'os on les nomme (ostéoblastes ou ostéocytes en fonction de leur degré de « maturité »), au niveau du cartilage, elles sont nommées chondroblastes ou chondrocytes pour les mêmes raisons.
En terme de constitution et d'après nos connaissances, il y a donc une différence notable entre ces 2 structures (os et cartilage).
Cette différence n'est pas mentionnée dans l'article précédent, cependant, elle paraît importante.
En effet, au niveau de l'os :
- La matrice est peu abondante
- Les cellules ont une forme différentes de celle du cartilage (ostéocytes ou ostéoblastes)
- Les fibres sont très abondantes.
Au niveau du cartilage (sachant que l'on distingue principalement 3 types de cartilages : hyalin, élastique et fibreux) :
- La matrice est présente et très dense
- Les cellules sont des chondrocytes ou chondroblastes.
- Les fibres sont peu abondantes.
Bien sûr, il existe une « espèce » de « continuité qui permet de passer de l'os (ou des différentes « couches » de l'os au cartilage (aux cartilages...). Les tendons en faisant partie.
En faisant l'amalgame entre os et cartilage, on fait aussi l'amalgame entre processus inflammatoire (arthrite) et processus dégénératif (arthrose). Ils ne relèvent pas du même processus.
Ils sont distincts bien que liés.
En « ite », on a les maladies, en « ose » on a le vieillissement, la dégénerescence.
Pour essayer d'être simple, je vais poser une formule triviale qui concerne l'équilibre acido-basique.
Je précise que, selon les religions (médecins ou naturopathes) ces termes n'ont pas la même signification.
Pour un médecin l'acidose est l'acidose sanguine.
Pour un naturopathe, l'acidose est l'acidose cellulaire.
Elles sont inversées... C'est peut-être aussi un peu pourquoi, ces 2 professions ont du mal à s'entendre...En tous cas pour certains...
On peut consulter certains auteurs pour plus de précisions, comme Christopher Vasey (naturopathe suisse) qui a écrit « L'Equilibre Acido-basique aux Editions Jouvence ». C'est un livre assez didactique, bien qu'il comporte certaines erreurs.
De plus, d'un côté comme de l'autre, personne ne prend en compte les « fameux » microzymas d'Antoine Béchamp.
Ils contribuent aux processus de vie que sont les pathologies ainsi qu'au rétablissement d'un équilibre souvent précaire.
L'organisme est complexe, organisé et intelligent !
Donc, voici la trop simple « formule » : ACIDE + BASE < ---- > SELS + EAU vue par les naturopathes.
L'excès d'acide dans les cellules, lié à de nombreux facteurs dont l'alimentation, la pollution (de tous ordres, y compris celle du stress) génère ce que l'on appelle des pathologies en –ite (c'est-à-dire inflammatoire = douleur), chaudes. C'est un processus de réparation, entre-autre lié au stress.
De plus, le tempérament intrinsèque de la personne a une influence non négligeable sur ces phénomènes.
L'excès d'acide demande (pour équilibrer la réaction chimique) des bases. Ces bases, on les trouve dans les os, d'où les phénomènes de déminéralisation par « pompage » des minéraux dans les os.
Lorsque la réaction est déséquilibrée, des sels sont créés et ces cristaux ou sels se déposent notamment au niveau des articulations. On a ainsi des pathologies froides, dites en –ose dont l'arthrose fait partie.
On parle alors souvent de dégénérescence. Les carences en silice et vitamine C, entre-autres, jouent un rôle important dans ce processus.
Mais, tout cela reste une histoire un peu théorique et de courants historiques.
Il peut être intéressant de s'en référer à la bioélectronique de Vincent pour aller plus loin.
Un laboratoire intéressant pour ce type d'analyses :
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Risse et Verseau – 18, rue Théodule Ribot – 75017 Paris (01 47 63 48 77)
Il est probable que la bioélectronique de Vincent n'explique pas tout.
Il serait intéressant de travailler en dynamique par rapport à ces données, notamment au sujet des rythmes circadiens et l' influence qu'ils ont sur les coordonnées de la bioélectronique.
Ces coordonnées sont : le pH, le rH2 et Rhô (la résistivité) :
A ce jour, il semblerait que, pour le sang veineux, les données soient les suivantes :
rH2 <28 et pH<7 : acide réduit
rH2 <28 et pH>7 : alcalin réduit
rH2>28 et pH<7 : acide
rH2>28 et pH>7 : alcalin oxydé
Il serait intéressant que les chercheurs (et certains le font) aillent plus loin dans ces considérations un peu « basiques » et trop figées.
On constate que l'influence combinée du pH, du rH2 et de Rhô en dynamique est souvent peu étudiée, ou, en tout cas peu divulguée.
Je vais maintenant revenir point par point sur certains des paragraphes de l'article précédent sur l'arthrose afin d'essayer d'y apporter quelques précisions :
Les zones les plus touchées :
- Les reins n'ont pas de rapport direct avec l'arthrose (voir définition). L'important est de respecter l'équilibre acido-basique en buvant des eaux peu minéralisées (car les minéraux des eaux minéralisées ne sont que peu assimilables par l'organisme et se fixent en se cristallisant s'ils ne sont pas sous forme colloïdale). Il est primordial que les eaux consommées respectent des coordonnées correctes au niveau de la bio-électronique de Vincent et qu'elles soient correctement dynamisées.
- Pour le dos, il est important de noter que certains exercices physiques simples évitant notamment les phénomènes de lordose sont une excellente méthode préventive et même curative.
- La maladie de Dupuytren n'est pas en relation directe avec l'arthrose. Elle touche les aponévroses (les gaines entourant entre-autres les tendons). Des exercices physiques spécifiques régulier, l'homéopathie et l'huile essentielle d'hélichryse italienne contribuent entre-autres à son atténuation.
Les plantes :
Le paragraphe de l'article précédent est très pertinent en ce qui concerne les différentes formes galéniques.
Cependant, il n'y a aucune raison pour que cela soit différent pour la prêle.
Le principal, en ce qui concerne la prêle, est (à mon avis) que les jeunes pousses de prêles contiennent de la silice sous forme COLLOIDALE assimilable par l'organisme alors que la prêle adulte contient en majorité de la silice sous forme cristallisée (très peu assimilable par l'organisme).
Pour agir sur l'inflammation :
Je rappelle que l'inflammation est un stade et que l'on peut avoir des inflammations sans pour autant en arriver au processus dégénératif arthrosique.
La verge d'or : c'est essentiellement un antiseptique urinaire qui traite la conséquence d'une infection urinaire.
Ces infections sont souvent liées à un déséquilibre de la flore intestinale. Il est donc judicieux de prendre des probiotiques (entre autres) qui permettent la régénération de la flore intestinale.
Ces déséquilibres de la flore intestinale sont la plupart du temps en relation avec des conflits psychiques (comme problème avec son époux ou avec ses proches, par exemple).
La réglisse : attention, elle n'est pas recommandée en cas d'hypertension artérielle !
L'une des plantes à mentionner également en cas d'inflammation est le cassis.
La gemmothérapie :
La gemmothérapie est en effet une technique douce très intéressante pour de nombreuses pathologies.
Cependant, le docteur Pol Henry, fondateur de la gemmothérapie, a mis au point une technique d'extraction sur 3 solvants : eau, alcool et glycérine. On obtient alors un macérat-mère concentré.
La pharmocopée française ne respecte pas les principes établis par Pol Henry : l'extraction se fait seulement sur l'alcool et la glycérine (ce qui ne permet pas l'extraction des principes actifs uniquement solubles dans l'eau). La préparation est ensuite diluée dans de l'eau pour obtenir une solution 1D.
Le président de la Fédération Européenne d'Herboristerie (Philippe Andrianne) a créé un petit laboratoire de production (Herbalgem) qui utilise les principes du Dr belge Pol Henry. Ces techniques prennent aussi en compte les aspects symboliques et énergétiques. Elles sont également en lien avec la médecine chinoise.
Sur le thème spécifique de l'arthrose, j'utilise pour ma part avec succès le macérat-mère de cassis couplé avec un réglage de l'équilibre acido-basique (très important) ainsi que le silicium organique.
Les huiles essentielles :
Effectivement !!
Les huiles essentielles doivent être utilisées avec prudence.
La posologie dépend essentiellement des familles de molécules contenues dans chaque huile essentielle :
Par voie orale :
- les huiles essentielles se prennent à raison de 12 gouttes par jour en 4 prises (c'est-à-dire 4 fois 3 gouttes par jour) et ceci pour les huiles de type condimentaire.
- Pour les huiles contenant des phénols, la posologie est : au maximum 6 gouttes par jour en 3 prises
- Pour les huiles contenant des cétones, la posologie est : au maximum 4 gouttes par jour en 2 prises.
Dans la majorité des cas, l'utilisation des huiles essentielles doit être limitée dans le temps.
Je ne m'étendrai pas ici sur les autres voies d'administration.
Par contre, il me semble un peu hâtif que d'affirmer que les huiles essentielles drainent l'acide urique : cela dépend lesquelles.
Il est aussi très important de signaler que pour qualifier une huile essentielle, il est indispensable de connaître son chémotype précis.
Par exemple, Pour la bergamote, il faut préciser : citrus aurantiumL.ssp.bergamia feuilles (dit petit grain bergamote) car l'autre, citrus aurantiumL.ssp.bergamia zeste (dit zeste de bergamote) n'a pas de propriété anti-inflammatoire. C'est la présence des aldéhydes dans le chémotype feuilles qui confère les propriétés anti-inflammatoires. Juniperus communis n'est pas une appellation suffisante (plusieurs chémotypes).
Il existe aussi un très bon antalgique et anti-inflammatoire très abordable pécuniairement : l'eucalyptus citronné (cette appellation suffit dans ce cas).
L'important est donc de savoir quelles sont les molécules contenues dans les huiles essentielles.
Je vais citer quelques groupes de molécules pour fixer les idées :
- Les monoterpènes : essentiellement des stimulants de que certains appellent le système immunitaire, antalgiques et dermocaustiques à long usage
- Les sesquiterpènes : excellents anti-inflammatoires
- Les phénols : fortemment anti-infectieux et immuno-stimulants, irritants pour les muqueuses et hépato-toxiques à dose forte et répétée, à diluer dans une huile végétale sur la peau.
- Les aldéhydes : bon anti-inflammatoires, calmants du système nerveux, peuvent irriter les muqueuses et la peau.
- Les cétones : calmantes, sédatives, à forte dose ou dose répétée elles sont neurotoxiques, stupéfiantes, épileptisantes, voire abortives (la menthe poivrée en contient...). Elles ont des propriétés vermifuges et anti-mycosiques.
Bien sûr, la liste des familles de molécules citée est loin d'être exhaustive.
Il est bien évident que plusieurs familles de molécules peuvent être présentes dans les huiles essentielles.
Il est simplement nécessaire de savoir que, lorsqu'on utilise une huile essentielle, il vaut mieux s'en référer à un aromathérapeute qui prendra les précautions et les décisions nécessaires et suffisantes.
Chondroïtine et glucosamine :
Ces substances n'ont pas d'effet particulier si le cartilage est complètement absent. Dans ce cas, seuls les minéraux et l'homéopathie sont utiles.
Il est donc plus que nécessaire de faire une radiographie pour savoir si oui ou non il reste du cartilage au niveau de l'articulation douloureuse avant de s'investir dans un quelconque traitement.
La glucosamine que l'on trouve dans les compléments alimentaires est issue de coquille de crustacés. S'ils sont morts avant, c'est mieux.
Il existe des controverse quant à la chondroïtine : contrairement à que qu'il est écrit dans Plantes et Santé n°52, page7, la chondroïtine n'est pas souvent extraite des tissus articulaires ou de la trachée des bovins, mais bien du cartilage de requin...et même si elle l'était...
Des mises en alerte concernant la chondroïtine et le cartilage de requin ont déjà été donnée (par exemple dans Horizons Virtuels n°27, page 8) relativement aux effets anti-angiogéniques du cartilage de requin, surtout en cas de cancer.
Donc : chondroïtine = prudence.
Par exemple, la société Dexsil (qui commercialise entre autre des produits pour les articulations) n'utilise pas la chondroïtine dans ses préparations anti-arthrosique, elle utilise de la glucosamine, du MSM, du silicium organique et des huiles essentielles. Les formules sont assez efficaces, même si je n'adhère pas aux procédés de cette société qui a quand même le toupet de citer sur l'un de ses sites internet le fait qu'elle commercialise le G5 dont Loic Le Ribault a, entre autre, la « paternité ».
Il y a d'ailleurs beaucoup d'explications sur le G5 et le silicium organique dans un livre à paraître prochainement : « L'Histoire Vraie du Silicium Organique à Usage Thérapeutique » publié par AMESSI (auteur : Laure Pouliquen).
Je ne pense pas qu'Alain Scohy, par exemple, me contredira sur les effets du silicium organique en cas d'arthrose, ainsi que sur le fait qu'il est nécessaire de protéger les requins qui font eux aussi partie de l'équilibre de la chaîne alimentaire.
Les vitamines :
Il est vrai que la vitamine C a bien des vertus. Cependant, de nombreux auteurs notent qu'au-dessus de 5 grammes par jour, la vitamine C naturelle exacerbe les processus inflammatoires du fait de sa teneur en potassium. Donc, attention à l'excès.
Des traitements très spécifiques existent pour des doses plus élevées, mais il faut être très prudent.
En conclusion :
Il est important de différentier les processus inflammatoires des processus arthrosiques.
L'équilibre acido-basique joue un rôle primordial dans ces 2 processus.
Il est possible à obtenir ou à rétablir sachant que les éléments majeurs restent la gestion du stress, le tempérament de la personne, l'exercice physique, l'alimentation et la pollution.
Il est également important de savoir que la silice sous forme colloïdale ou organique est un partenaire très important.
Il faut aussi savoir, qu'en médecine chinoise, c'est le foie qui gouverne les articulations. Ainsi, un drainage du foie (avec les plantes adéquates) à toujours un effet bénéfique sur les articulations, surtout s'il est pratiqué dans la saison énergétique de cet élément (printemps énergétique).
En médecine psychosomatique, les pathologies liées aux articulations sont souvent considérées comme liées à des conflits de dévalorisation en rapport avec le mouvement.
Enfin, il faut bien se garder d'appliquer une recette par soi-même sans en référer à un spécialiste car les choses sont complexes.
Un même produit, à une certaine dose et sur certaines personnes peut avoir un effet bénéfique. Ce ne sera pas forcément le cas à une dose différente et sur une personne différente.
Christian BAUER
Ingénieur, naturopathe, thérapeute.
cbauer1@free.fr


