COMPTE-RENDU CONGRES DE SANTE

COMPTE-RENDU CONGRES DE SANTE
Compte rendu du CONGRES DE MEDECINES « ALTERNATIVES » à AGULLANA
du 26 au 28 mai 2006

Agullana est un beau petit village catalan, côté espagnol, à 7 km de la frontière. La nature y est magnifique, les habitants accueillants et particulièrement ouverts et bienveillants. C'est là que siège l'Institut Paracelse, dont le but premier est d'allier la médecine hippocratique (naturopathie débarrassée des mythes pasteuriens) et la médecine psychosomatique.
Le thème prédéfini était l'ouverture, le partage et la complémentarité de toutes les médecines. Chaque fois qu'un individu explore et découvre des domaines méconnus ou inconnus, il se retrouve seul ! La première finalité de ce congrès est donc de nous retrouver et de découvrir que nous pouvons nous donner la main pour avancer tous ensemble.

1. La journée thérapeutes du vendredi 26 mai :
Cette journée était plus spécifiquement réservée à ceux qui pratiquent la thérapie ou l'accompagnement de malades. Sans ordre du jour particulier, les participants ont pu échanger et partager les problèmes rencontrés au cours de leur pratique et faire un point sur les succès et échecs rencontrés.
Cet échange nous a permis de nous découvrir et de comprendre les différentes démarches des uns et des autres. Dans l'ensemble, nous nous sommes accordés sur le fait que le patient devient le demandeur et le seul vrai acteur de sa propre guérison. Le thérapeute ayant un rôle d'accompagnement. Le patient est responsabilisé dans sa quête de la santé. Divers conseils lui sont prodigués sur le plan diététique, énergétique, vitaminique... Il est ensuite accompagné avec un très grand respect dans son travail de guérison.
Toutes les dimensions de la personne humaine y sont prises en compte – tant la dimension biologique et physique que la dimension énergétique et la dimension spirituelle.
Nous avons eu droit à un rapide exposé sur la Méthode PADOVAN par Mme Dominique Campagna et sur la chromatothérapie par Mme Dominique Havetz.
Nous avons ensuite réfléchi sur la mise en place d'une structure humaine qui permette l'échange et l'avancée dans tous ces domaines : Centre de soins, réseaux d'échanges... Un peu comme la faculté de Bobigny à Paris ou le centre Nemo à Montpellier. Le but est de rester en contact et de continuer à partager nos connaissances.
Dans un premier temps, il est clair qu'il serait urgent d'apprendre à nous retrouver régulièrement pour faire le point de nos avancées respectives et apprendre à connaître les diverses techniques des uns et des autres. Non pas forcément pour les imiter, mais surtout pour savoir quand nous pourrons orienter nos patients vers des thérapeutes compétents dans ces autres techniques, en toute connaissance de cause.
Dans un deuxième temps, il faudrait organiser une structure hospitalière pour accueillir les malades à n'importe quel stade de leur évolution.
Il est clair qu'une telle structure hospitalière ne pourrait être créée en France dans l'immédiat, la France étant l'un des pays les plus sectaires du monde sur le plan médical. Par ailleurs, le problème financier semble insoluble à première vue.
Si nous arrivons à mettre en place une coopération harmonieuse entre nous dans un premier temps, la suite pourrait se mettre en place, avec éventuellement la mise en place d'une assurance pour les soins en médecine parallèle que nous pourrions proposer à tous nos amis ?

2. Les journées conférences et échanges pour tous (samedi et dimanche) :
Les deux jours suivants étaient ouverts à tous. Différents intervenants se sont succédés pour exposer leurs avancées et leurs propositions. Le manque de temps a malheureusement limité la durée des exposés. Mais ce qui a été particulièrement frappant tout au long du congrès, ce fut l'ouverture, l'accueil, le dialogue. Pas d'anathèmes ou de disputes stériles, mais bien plutôt un climat de cordialité tout à fait exceptionnel pour le moins ! Nous sommes tous repartis remplis de cette énergie d'amour...
Alain Scohy a proposé en préambule un certain nombre de définitions pour permettre à tous de parler autant que possible le même langage.
Christian Bauer nous a présenté les grandes lignes de la prise en charge naturopathique. Un travail remarquable qui englobe toute une panoplie d'outils efficaces, plus ou moins connus, et la problématique de la relation soignant-soigné !... Un article dans la revue de l'Institut Paracelse du mois d'octobre vous permettra d'en juger.
Léon Renard nous a parlé de psychosomatique alliée à la spiritualité. Disciple de Hamer, Léon pratique cette médecine en Belgique avec un grand bon sens et beaucoup d'intuition. Il nous a rappelé qu'il n'y a pas à avoir peur de la maladie dont l'intention première est toujours positive. Le corps nous parle à travers elle et le but premier ne doit pas être de guérir mais de l'écouter, d'accepter la maladie et de l'explorer. La maladie nous raconte nos émotions, elle nous permet de réagir à bon escient et d'accéder à une plus grande conscience. Ces notions rejoignent ce que l'on nomme le FOCUSING, proposé par les orientaux depuis bien longtemps, et repris actuellement par Eugène Gendlin. Cette technique consiste à faire confiance à la communication du corps à travers ses ressentis (en « court-circuitant » le mental). Là encore, un article avec exemple concret sera proposé dans le numéro de la revue d'octobre par Abigail DESOTO.
Jacky Alaïz nous a exposé un nouvel « Arbre des Séphiroth » qui intègrerait symboliquement les dernières découvertes scientifiques (Quantas et champs morphogénétiques), l'expérience des thérapies énergétiques, les avancées de la psychologie holistique et la pratique de la spiritualité. Ses « Mandalas » synthétiques permettent d'envisager une transdisciplinarité féconde des connaissances et de corriger concrètement les écarts de traduction ou les confusions conceptuelles qui ont créé tant de préjugés, de discorde et d'incompréhension entre les grandes religions ou entre les diverses écoles philosophiques ou thérapeutiques... Il nous a ensuite fait un petit exposé le soir sur l'astrologie et la période 2005-2012 que nous vivons actuellement, essentiellement marquée par l'opposition des planètes Proserpine et Pluton. Il semble clair que l'humanité évolue vers plus de conscience spirituelle, mais que le chemin reste long et semé d'embûches.
Corinne Grumberg a témoigné de son travail de recherche et d'ouverture débouchant sur la prise de conscience de synchronicités étonnantes dans tous les domaines touchant la santé et l'éveil de l'humanité. Grâce à elle et ses compétences particulières, toutes les conférences seront disponibles sur son site internet : www.montagneverte.info ou par le biais de l'Institut.
Sophie Larrivière nous a ensuite parlé de son expérience du yoga et a réussi l'exploit de nous y faire entrer de plein pied. Une séance plus approfondie a pu être organisée pour les volontaires le dimanche matin avant les conférences !
Bernard Montain, chirurgien dentiste exilé en Belgique du fait de sa prise de conscience de la toxicité des amalgames dentaires, est venu ensuite nous faire un brillant exposé de sa longue expérience et de ses découvertes.
Alain Scohy est alors revenu sur les résultats du travail effectué à l'Institut Paracelse. Des résultats mitigés, parfois des guérisons spectaculaires, mais bien souvent un manque de suivi parce que le malade retrouve un milieu relativement hostile en rentrant chez lui et retombe facilement dans les filets de la médecine pasteurienne trop souvent destructrice et délabrante. Il a exposé les résultats obtenus par un médecin espagnol au travers d'une autohémothérapie et de la prescription de vitamines et de saponosides. Cette technique est basée sur des notions d'immunologie pasteuriennes. Néanmoins, remise en place dans un cadre psychosomatique, il est possible de penser qu'elle stimule le travail de guérison. Elle a par ailleurs l'avantage de créer les conditions d'un suivi qui semble être bénéfique tant sur le plan psychologique que biologique.
Jacques Mittler nous a fait ensuite un exposé de sa conception de « trithérapie » macrobiotique ! Une trithérapie qui englobe dans la prise en charge du patient la métaphysique, la psychologie et l'alimentation. Cette dernière est envisagée non pas simplement comme une thérapie mais aussi comme une technique de décodage psychologique ! Pour lui, la maladie est une solution, un refuge et il n'est pas certain que le malade veuille guérir lorsqu'il cherche une méthode de guérison.
Dominique Havetz nous a proposé un brillant exposé sur la chromatothérapie : une thérapie énergétique douce et efficace en lien étroit avec les connaissances de la Médecine Traditionnelle Chinoise. Nous sommes construits de lumière, une réalité évidente et fabuleusement belle ! Avec des résultats parfois stupéfiants à l'arrivée ! Une réunion aura lieu le samedi 23 septembre à la FIAP Jean Monet à Paris (14e) pour proposer des témoignages sur cette thérapeutique.
Isabelle Jouck a partagé ses découvertes et intuitions sur la voix et la puissance du son pour réorganiser la matière. Partant de l'hypothèse que c'est le VERBE qui crée, elle a mis au point une méthode efficiente pour permettre au corps de retrouver son unité et de lâcher les émotions qui le bloquent. Là encore, cette technique essentiellement énergétique permet de se relier à la dimension spirituelle.
Philippe Bombeeck nous a ensuite présenté la synthèse remarquable qu'il a faite à partir des différentes écoles de kinésiologie. Son travail amène une ré-harmonisation entre cerveau droit et cerveau gauche et permet d'obtenir des améliorations spectaculaires – plus ou moins durables compte tenu des causes profondes et des solutions que nous pouvons y apporter – dans bon nombre de mal-être et maladies, tant chez les enfants que chez les adultes.
Alain Scohy a clôturé le congrès en parlant du doute et de la peur qui créent une sorte d'impuissance à guérir en tout être humain et des méthodes spirituelles qui sont proposées à l'Institut Paracelse pour les vaincre. Il a ensuite ouvert le débat sur le problème de la culpabilité qui entraîne beaucoup de malades à s'auto saboter dans un mécanisme punitif. Il est clair que cette dernière n'est pas facile à surmonter et aucune solution miraculeuse n'a été proposée !
Toutes ces ouvertures et pistes de recherche doivent être approfondies... La médecine de demain doit englober les dimensions diététique, énergétique, psychologique et métaphysique. Elle est en devenir et c'est à nous tous de la construire, main dans la main, comme nous avons commencé à le faire pendant ces trois jours...
Tous ceux qui le désirent peuvent se procurer les enregistrements des conférences pour un prix modique. Contactez-nous pour plus de précisions ou commandez-les directement sur le site de Corinne Grumberg : www.montagneverte.info.
La revue de l'Institut Paracelse en publiera certaines à partir du numéro d'octobre. Contactez-nous également si vous désirez intervenir en mai 2007 !
Ce congrès n'est pas une première. Il a lieu chaque année le dernier week-end de mai. Il est indispensable de vous inscrire le plus longtemps possible à l'avance pour que nous puissions prendre les dispositions adéquates et louer éventuellement une salle plus grande. Le nombre de participants est en effet en augmentation rapide depuis 2003 !
Alain & Brigitte Scohy, Institut Paracelse, Carrer Concordia 1 – ESPAGNE, 17707 – AGULLANA
(alainscohy@wanadoo.es ou site : alain-scohy.com)
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le dimanche 02 juillet 2006 16:30
Modifié le dimanche 02 juillet 2006 16:40

ALIMENTATION: REGLES DE BASE

ALIMENTATION: REGLES DE BASE
LES PRINCIPALES REGLES D'UNE ALIMENTATION SAINE ET EQUILIBREE

Mastiquer suffisamment :
C'est un principe fondamental. En effet, la digestion et l'assimilation des aliments commence dans la bouche. Le fait de bien broyer les aliments à ce niveau permet une plus grande efficacité des enzymes salivaires. Ceci facilite ensuite le travail digestif tant au niveau de l'estomac qu'ensuite au niveau du duodénum (première étape intestinale).

Manger tranquillement, dans le calme, avec plaisir et reconnaissance :
C'est encore un élément primordial.
Le fait d'être serein et décontracté permet au corps d'utiliser plus facilement l'une des branches du système nerveux qui se nomme le système nerveux parasympathique. C'est lorsque ce système est en action que la digestion s'effectue de manière optimale. On comprend mieux alors pourquoi, après un repas un peu lourd, nous avons tendance à nous assoupir.

Réduire les quantités (sauf exception) :
Nous avons tendance, dans nos civilisations occidentales à trop manger.
Faire un jeûne court ou une monodiète de temps en temps est intéressant pour nettoyer l'organisme de ses toxines .Mais attention, il existe des contre-indications au jeûne et il faut rester prudent et bien se renseigner. Le fait de manger lentement et de bien mastiquer permet de mieux écouter son corps et la régulation du besoin en nourriture se fait plus facilement.

Privilégier les aliments de qualité biologique :
Ils sont exempts (ou presque) de pesticides, ne contiennent ni OGM, ni colorants ou conservateurs parfois même cancérigènes. Il est faux de dire que manger bio est plus cher. La qualité nutritive est bien supérieure et l'on mange moins car l'effet de satiété est plus rapide. Sans compter les conséquences annexes en terme de frais de santé d'une alimentation avec produits chimiques.

Remplacer les produits raffinés par des aliments semi-complets ou complets (pain, céréales, sucre, sel, huiles bio de première pression à froid) :
Les produits raffinés contiennent peu de minéraux, d'oligo-éléments et de vitamines, d'acides gras et d'acides aminés essentiels. Le corps à besoin de ces éléments pour son équilibre et sa bonne santé.

Réduire les faux aliments (café, thé –sauf-vert-, alcool, sucre blanc, boissons sucrées gazeuses, chocolat) et les supprimé en cas de maladie :
Le café est un excitant, a une action hypertensive. Il empêche l'absorption du fer tout comme le thé. L'alcool ne contient que des calories « vides »...sauf peut-être la consommation réduite de vin rouge bio. Le problème du chocolat vient surtout de la qualité des procédés de fabrication et des ingrédients (torréfaction abusive, mauvaises graisses, sucre blanc). La consommation doit être de bonne qualité et non excessive. Les boissons sucrées contiennent environ 100 grammes par litre de sucre blanc. Evitez à tous prix les édulcorants de synthèse du type aspartame !
Attention aussi au grignotage (chips, biscuits apéritif).

Eviter de rajouter du sel raffiné :
L'excès de chlorure de sodium génère de la rétention d'eau.
Il est très présent dans les aliments industriels et préparés car il agit en tant qu'exhausteur de goût. Il n'est pas judicieux d'en rajouter.

Boire des eaux peu minéralisée de qualité :
Les minéraux contenus dans les eaux ne sont pas assimilables correctement par l'organisme et se fixent aux mauvais endroits. Les coordonnées de la bioélectronique de Vincent (pH, rH2 et Rô) doivent être mentionnée sur les bouteilles ainsi que le taux de résidus à sec (le plus bas possible) et le taux de nitrates (inférieur à 15 mg pour les bébés : cause possible de la « maladie bleue »). Les principales marques intéressantes sont : Rosée de la Reine, Mont-Roucous, Montcalm, Volcania, Sylvana. Il existe une polémique quant à l'éventuelle ionisation des eaux vendues en supermarché.

Equilibrer les céréales et les légumineuses :
Cet association permet un apport complet au niveau des acides aminés essentiels qui sont la base de la construction des protéines nécessaires à notre corps.

Respecter au mieux l'équilibre glucides (environ 55%), lipides (environs 30%), protides (environ 15%) :
Ce sont à peut-près les pourcentages dont notre corps a besoin. Pour les glucides, un apport d'environ 5 % de sucres rapides (saccharose, fructose,...) est suffisant. Les lipides doivent être de bonne qualité (surtout dans les graisses végétales bio).

Préférer les aliments frais de saison :
Plus l'aliment est frais, moins les principes nutritionnel comme les vitamines sont détruits.

Attention au mode de cuisson :
A bannir absolument : le micro-ondes et le brûlé (effet cancérigène). Préférer des cuissons douces à la vapeur ou à l'étouffée à four doux. Attention à la cuisson des huiles, au type d'huile utilisé, renouveler fréquemment les bains de fritures.

Baisser la consommation de viande au profit du poisson, des œufs et des céréales :
En dehors des considérations éthiques et éco-biologiques, les ressources en protéines existent dans de nombreux aliments autres que la viande. Les viandes sont riches en acides gras saturés qui favorisent par exemple l'apparition des maladies cardiovasculaires.
Il faudrait préférer les viandes blanches ou maigres, éviter les charcuteries et surtout les consommer bio (les supprimer en cas de maladie).

Manger les fruits crus et les glucides simples (jus de fruits, miel) loin des repas.
Eviter les aliments « acides » avec les amidons :
Nous avons vu que la digestion commence dans la bouche.
Il existe 2 types d'enzymes salivaires.
L'un fonctionne avec une acidité en bouche forte et l'autre avec une acidité plus faible.
Ce sont les enzymes pré-digérant les amidons qui sont actives à une acidité faible.
Si l'on combine les aliments très acides avec des amidons, ces derniers ne sont donc pas digérés et le travail au niveau intestinal sera d'autant plus important à fournir.
Certaines personnes arriveront à faire le travail uniquement par le biais des amylases pancréatiques, d'autres non. Ceci provoquera des troubles digestifs.
Il est donc déconseillé à ces personnes de faire des associations acides-amidon (comme les pizzas, les spaghettis bolognaises, etc : en effet la tomate est acide et les pâtes contiennent beaucoup d'amidon).

Essayer d'introduire un plat de crudité par jour :
Elles sont riches en fibres et les vitamines et minéraux restent présents. Les fibres ont de nombreux avantages comme par exemple réguler le transit intestinal, provoquer un effet de satiété, aident à la diminution du taux de glucose sanguin.

Christian Bauer
Ingénieur, naturopathe, thérapeute.
cbauer1@free.fr
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le dimanche 02 juillet 2006 16:23

SOJA ET TOFU

SOJA ET TOFU
SOJA ET TOFU ...ENCORE

Je souhaite rebondir sur l'article paru dans Votre Santé numéro 80 page 25 intitulé « les secrets d'une bonne hygiène de vie ».
L'article du lecteur est pertinent. Il est clair que l'industrie dépense beaucoup d'énergie pour souvent enlever à grands frais des principes nutritifs contenus dans les aliments bruts pour en faire des produits raffinés.
J'aimerais simplement apporter une précision concernant la remarque faite suite à cet article au sujet du tofu. Il est écrit que le tofu contient des fibres et des minéraux. Ce n'est pas tout à fait exact.
Si l'on visite le site internet du fabriquant de tofu Soy, le procédé de fabrication décrit est le suivant :
« les graines sont broyées et mélangées avec une eau de grande qualité. La purée ainsi obtenue est cuite puis filtrée afin de séparer les fibres (okara) du jus de soja. Le tonyu obtenu (ou « lait » de soja) est à nouveau cuit pour garantir une parfaite digestibilité. Pour obtenir le tofu, le tonyu est caillé à environ 84°C par l'ajout de nigari (chlorure de magnésium marin ). Le caillé va lentement se séparer du « sérum » à la manière d'un caillé fromager. Le caillé obtenu est mis dans des moules dans lesquels il s 'égoutte. Il est ensuite pressé pendant environ 30 minutes ».
D'après cette description du procédé de fabrication, il est clair que le tofu ne contient plus ou peu de fibres (la plus commune étant la cellulose qui même si elle n'est pas digérée par l'humain contribue grandement au transit intestinal). L'égouttage et le pressage font disparaître une grande partie des minéraux solubles dans l'eau.
Le tofu est un produit « raffiné » qui a l'intérêt d'apporter un certain nombre de protéines (sa composition essentielle), mais certainement pas plus que d'autres céréales et légumineuses, d'autant plus que la lysine (acide aminé essentiel) est fragile et détruite lors des chauffes répétées.
En terme de valeur biologique des protéines, l'œuf reste quand même une référence (si la poule possède des conditions de vie et d'alimentation correctes).
Comme d'autres céréales et légumineuses, le soja contient des facteurs anti-nutritionnels.
De nombreuses polémiques existent autour du soja non fermenté. Il y à ceux qui encensent le soja et ceux qui le décrivent comme un aliment à bannir.
Les principes de précaution décrits dans Votre Santé numéro 79, notamment au sujet des recommandations de l'AFSSA restent pertinents. C'est-à-dire, ne pas donner de dérivés de soja non fermenté aux jeunes enfants et le consommer ensuite avec parcimonie dans le cadre d'une alimentation variée et équilibrée.
Il y a une différence similaire entre :
- ne manger que des produits à base de tofu et en manger un peu
- et boire 2 litres de soda au cola (100 grammes de sucre raffiné par litre !) et prendre un morceau de sucre (même raffiné) dans son thé vert bio.
Tout est une question de dose et aussi d'âge.

J'ai eu de longs échanges de courriels ces derniers temps avec la société Soy en leur présentant des articles assez alarmistes sur le soja non fermenté.
Eux-mêmes répondent honnêtement qu'il est difficile de se faire une opinion claire et objective sur les différentes études menées sur le soja. Ils concèdent également qu'il existe des lobbies au niveau du soja. Ils vont même jusqu'à dire que le soja n'est pas une plante miracle dotée de toutes les vertus et que le tofu était consommé autrefois en Chine dans les 24 heures.
Le seul reproche que je pourrais faire à une société de type Soy (il y en a d'autres), c'est qu'au-delà du discours ci-dessus qui est somme toute sensé, ils font un matraquage marketing outrancier au niveau des enfants pour vanter leurs produits, sous forme de bandes dessinées par exemple.

Il est très vrai que remplacer en grande partie les protéines animales par des protéines végétales est une solution écologique, économique et éthique louable. L'ensemble des céréales et légumineuses y contribue lorsqu'elles sont biologiques et sans OGM.

L'important restant vraiment d'avoir une alimentation saine et variée la plus complète possible. Manger un produit industriel et raffiné de temps en temps n'a jamais tué personne, ce sont l'excès et la non diversité qui causent problème. Boire un verre de lait de temps en temps, s'il est frais et s'il vient d'une vache élevée dans des pâturages sains n'est pas non plus un danger mortel (en espérant que la vache aie réussie à se glisser entre les vaccinations outrancières).
Il en est de même pour le lait de brebis si l'on prend le lait lorsque la brebis le donne et sans mettre des tampons d'oestrogènes pour qu'elle produise plus comme cela se fait aussi dans la bio.

Christian Bauer
Ingénieur, naturopathe, thérapeute.
cbauer1@free.fr
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le dimanche 02 juillet 2006 16:20

CONTRADICTIONS

CONTRADICTIONS
CONTRADICTIONS


Il est fort probable que suite à ces quelques lignes, certains me diront : « d'accord pour tes grandioses idées philosophiques, mais, en attendant : comment faisons-nous ? ».

Alain Scohy m'a répliqué cela un jour où je lui envoyais une pétition contre le nucléaire. Quelque chose comme : « si tu ne veux plus du nucléaire, tu n'as qu'à t'éclairer à la bougie ».
Et moi de « contre-attaquer » en disant que je n'avais pas le choix et que j'étais quand même bien content d'avoir mon ordinateur nucléaire pour continuer à diffuser les pétitions sur ce sujet.

Mais, jusqu'où pouvons-nous aller dans la contradiction ?

Quel que soit le domaine que nous abordons, nous nous rendrons compte que nos contradictions nous ramènent toujours à des considérations ontologiques. En effet, respecter un « être », quel qu'il soit (minéral, animal, végétal), est un minimum pour que nous puissions nous respecter nous-mêmes....
Si cette philosophie s'efface (l'existence d'un respect de l'être), et que l'exploitation d'un autre être pour son propre « profit » prend le dessus, eh bien, nous scions tout simplement la branche sur laquelle nous sommes assis... Comme par exemple :
- pêcher des poissons à outrance sans autre considération que nos estomacs et surtout le profit appauvrit grandement l'océan et ses écosystèmes, donc, au final, la santé de l'humain,
- ou encore : est-il vraiment sensé de transformer « l'être » planète en gruyère sous prétexte d'extraire des matériaux précieux finissant en pendentif sur nos corps et qui n'ont en fait qu'une valeur subjective ?
Des petits pas en avant se font, très lentement :
- en 1992, les suisses ont adopté par référendum un 24ème article de leur constitution consacrant la validité juridique de la notion de « dignité de créature » qui compléte celle de « dignité humaine »,
- de très nombreux groupes musicaux crient - depuis la fin des années 60 - le danger de l'égoïsme humain par rapport à la survie de la planète. Les anglais ont souvent été précurseurs en la matière en alliant des musiques classiques à des sons plus « modernes ».

Prenons quelques exemples dans des domaines soi-disant « alternatifs » :
1 - Le commerce équitable
2 - Les énergies
3 - La santé


1 - Le commerce équitable :
Le label Max Havelaar est le plus connu dans ce domaine.
Son cheval de bataille est de vendre quelques produits limités (essentiellement café) à très grande échelle et surtout en grande surface.
Ce label oublie que la vocation des grandes surfaces n'est pas de faire du caritatif et qu'elles se servent plutôt de ces produits pour se donner bonne conscience. La finalité du consommateur reste aussi de se donner bonne conscience. En effet, qui donne des informations détaillées sur la démarche et le but du commerce équitable dans les supermarchés ?
De plus, le label oublie que le commerce doit être équitable pour tous, même au sein des pays soi-disant développés. Favoriser les grandes surfaces ne me semble pas louable. D'autant que ce label met par ailleurs des contraintes énormes d'achat sur les petits commerçants, alors qu'eux, de manière générale, font une promotion du commerce équitable par conviction. Ils prennent le temps d'expliquer les tenants et les aboutissants aux gens, distribuent des brochures d'informations...
De plus, beaucoup de témoignages attestent que le suivi du label laisse à désirer et que, sur le terrain, ce sont plutôt quelques opportunistes locaux qui profitent de la manne alors que les personnes nécessitant vraiment un soutien restent exploitées par les locaux un peu plus aisés.
C'est pour ces raisons que le réseau Minga s'est désolidarisé de la plate-forme du commerce équitable dont Max Havelaar est actionnaire. Artisans du Monde se dit d'accord avec le réseau Minga, mais reste pour l'instant au sein de la plate-forme du commerce équitable, subvention de la communauté européenne oblige ?
En général, l'efficacité des réseaux laisse aussi beaucoup à désirer.

Je vais donner ici des exemples vécus personnellement pour essayer d'être plus concret.
Il y a quelques années, lorsque j'ai décidé de reprendre une petite boutique de produits naturels et aussi de devenir thérapeute, je me suis beaucoup renseigné sur le commerce équitable.
En effet, mon passé me faisait tendre vers ce type de démarche. J'ai enseigné et mené des projets de recherche appliquée au Nicaragua (pays le plus pauvre d'Amérique après Haïti) pendant environ 3 ans en vivant immergé au sein des populations locales. Je connaissais donc bien les problématiques.
Eh bien ! Ce n'est pas facile de devenir distributeur !
Artisans du Monde demande une affiliation à son label et une présence d'au moins 50% de leur produits dans la boutique. Il faut savoir que les produits sont revendus à bénéfice zéro, ce n'est donc pas viable. C'est d'ailleurs pour cette raison que toutes les boutiques d'Artisans du Monde sont tenues par des bénévoles.
Je me suis tourné vers la plate-forme du commerce équitable qui paraissait l'organisation la plus structurée et regroupant un grand nombre d'autres organisations (Max Havelaar, Artisans du Monde, Alter Eco,...). Je n'ai jamais reçu de réponse.

Un an plus tard, au hasard d'un salon bio sur Paris, j'ai participé à une réunion sur le commerce équitable organisée par une petite association (Créamonde) qui a fermé depuis, faute de subvention pour le local de la part de sa commune. J'ai expliqué ma problématique devant les 30 vaillants parisiens assistant à cette réunion. Le responsable de « Garrigues » (projets alternatifs) (des gens qui essayent de trouver des financements pour les projets alternatifs) m'a dit que la personne qui s'occupait de la plate-forme était toute seule à gérer ça. Dans un premier temps, je me suis donc contenté d'afficher des infos sur le commerce équitable dans la boutique et de les distribuer au peu de personnes intéressées.
J'ai appris alors que, dans une toute petite ruelle de mon quartier, se trouvait une boutique d'Artisans du Monde ouverte 2 à 3 jours par semaine. Avec un ami qui faisait déjà du bénévolat pour cette boutique, nous avons discuté avec la présidente pour que je puisse les aider en faisant un dépôt vente pendant leurs longues périodes de fermeture. Au bout de plusieurs mois, je les ai un peu violés en allant moi-même à leur boutique (en fermant la mienne) pour chercher des produits. Ils ont pourtant des horaires d'ouverture bien moins larges que moi.
J'ai appris à cette occasion qu'il s'agissait d'une structure extrêmement lourde et que pour que quelqu'un soit dépositaire, il fallait que tous les membres soient d'accord. Pour l'instant, j'ai toujours des produits en dépôt (à bénéfice zéro) et je ne sais toujours pas si j'ai le droit d'être dépositaire. Ce roman dure depuis 4 ans et me permet de distribuer 3 produits !

J'ai reçu récemment une pub de la fameuse plate-forme du commerce équitable. Ils ont apparemment embauché une commerciale. Mais ils proposent des conditions de franco de port prohibitives pour les petites boutiques. En expliquant mes démarches et ma problématique, je me suis fait vertement envoyé sur les roses. J'ai donc laissé tomber la plate-forme. Je me contente de distiller au compte-goutte les quelques produits de la boutique d'Artisans du Monde du quartier. Ces responsables sont 2 retraités qui n'ont jamais été vraiment en contact de près avec les problématiques des pays du Sud.

De toute façon, tout cela ne reste au final que du commerce des pauvres vers les riches et non pas une action visant à une réelle prise d'autonomie des pays pauvres. Il faut quand même aussi savoir (et là je parle vraiment en connaissance de cause), que le vrai rapport d'inégalité ne se situe pas uniquement à ce niveau (pays riches - pays pauvres).
Bien sûr, il existe un historique d'exploitation (assez récent d'ailleurs : quelques siècles) du Nord vers le Sud. Mais, dans tous les pays, il y a toujours eu une poignée de personnes cherchant à « s'enrichir » sur le dos des autres plus naïfs ou, surtout, plus gentils.
Chez les « pauvres » aussi.
En abreuvant ces pays depuis des années (comme les pays dit riches en sont également abreuvés) par des illusions de soi-disant bien-être, nous leur avons transmis notre état d'esprit... Et peut-être en pire lorsqu'ils sentent que certains leur ouvrent une opportunité « économique ».
Grâce à nos bons sentiments quotidiens, les pays du Sud ne rêvent que de Nike, de consoles Nintendo et autres. Il n'y a souvent pas de réfrigérateur dans les foyers, mais, généralement, le téléviseur est présent !
J'ai toujours en mémoire - au Nicaragua, dans les années 80 - le camion de la Pepsi suivant de près le camion de la Coca même dans les villages les plus reculés, sur des pistes défoncées, aux fins fonds de la forêt tropicale.
2-Les énergies :
Dans ce domaine également, il existe beaucoup de contradictions.

Commençons par l'énergie nucléaire.
- La revue La Vie (qui se veut pour un monde en paix) consacre la dernière page de son numéro 3127 (4 Août 2005) à une publicité pour l'énergie nucléaire d'EDF. C'est sûr, il faut bien avoir de l'argent pour publier la revue... mais quand même... qui pense aux générations futures ?
- Dans le même ordre d'idée, le président du conseil de surveillance de la NEF, la banque des alternatifs, est un ancien membre du CEA (commissariat à l'énergie atomique). Cela ne pourrait avoir que peu d'importance, car les nouveaux convertis sont souvent les plus fervents acteurs de leur nouvelle cause. Mais le président aurait déclaré que la catastrophe de Tchernobyl n'avait eu aucune conséquence (voir Silence n°328 page 41). Il a aussi forcément été promu avec l'assentiment et la caution des autres dirigeants de la NEF.
- Et puis, il y a notre « héros national » récemment promu officier de la légion d'honneur, Nicolas Hulot : ce dernier, sponsorisé par EDF (encore le nucléaire !), Loréal (vous savez le pilote Michael Schumacher) et Bouygues-TF1, diffuse un magazine de sa fondation pour la planète à 3 millions d'exemplaire dans les supermarchés. Selon lui, il faut juste arrêter de gaspiller, mais pas du tout remettre en cause nos modes de consommations destructeurs... Même si personne n'est parfait.
N'empêche que dans ses congrès pour la protection de la planète (le dernier date de Novembre 2005), Hulot invite en même temps Antoine Riboud (le PDG de Danone qui doit flairer une opportunité) et le pauvre Pierre Rabhi (d'ailleurs invité le même week-end à un congrès de Christian Cotten en cette très « fructueuse » fin d'année 2005).
- Remarquez que tout va bien : le prix Nobel de la paix, pour le 60ème anniversaire du lâcher des premières bombes atomiques, a été remis à l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique) qui est juge et partie en ce qui concerne le nucléaire. Jamais un pris Nobel n'avait été autant controversé !

Voyons un peu ce qui se passe du côté des énergies écologiques ou moins polluantes en terme de contradictions.
La revue Silence, dans son numéro de décembre 2005, nous montre avec fierté de gigantesques éoliennes de 5 Mégawatts dont une seule des pales tient sur un camion de 30 tonnes.
Les éoliennes les plus courantes font 1,5 Mégawatts.
Ces nouvelles éoliennes de 5 Mégawatts vont culminer à 186 mètres de haut avec un piler de 123 mètres et des pales de 80 mètres.
Tout le système va être installée en pleine Mer du Nord.
Le groupe néerlandais Polymarin qui produit ces nouvelles éoliennes a le projet de fabriquer des éoliennes de 10 Mégawatts...On n'arrête pas le progrès... du business ?
Mais imaginez une tour Eiffel inversée et, de surcroît, avec une structure pleine, résister aux tempêtes de la Mer du Nord.
C'est un travail colossal d'ancrage au sol, et ceci sous plusieurs mètres de fonds.
J'ose à peine imaginer le coût de telles installations et de la maintenance...
D'autant plus qu'il existe des solutions plus raisonnables en ce qui concerne les éoliennes.
Mais, paradoxalement, ce n'est pas dans la revue Silence (qui est pourtant l'une des revues les plus connues en écologie alternative) que l'on peut trouver des informations sur les autres types d'éoliennes : c'est dans un tout petit journal généraliste de 8 pages qui paraît tous les 2 mois et qui s'appelle Morphéus.
Dans le numéro 13 de Morphéus en page 13, nous pouvons découvrir le système Winside.
Les turbines de ces éoliennes sont à axe vertical et leur technologie comporte de très nombreux avantages par rapport aux éoliennes classiques :
- la maintenance est beaucoup plus facile et moins onéreuse (elles sont moins endommagées car elles ont moins de prise au vent, par exemple),
- elles sont moins bruyantes,
- le danger mortel pour les oiseaux est très limité du fait de leur faible envergure,
- elles fonctionnent dans des conditions climatiques bien plus extrêmes,
- elles produisent jusqu'à 50% d'énergie en plus,
- elles sont relativement esthétiques et peuvent s'installer partout facilement (sur une maison par exemple).
C'est un système utilisé par l'armée depuis des décennies, en arctique et en antarctique... il est enfin accessible aux particuliers.
Le distributeur en France est : CAP-ter, 01 47 90 11 39, www.cap-enr.com.

Mais, il existe de nombreuses autres alternatives, soit hybrides visant à une réduction de consommation d'essence, soit complètement différentes.
La revue Horizons Virtuels de Michel Dogna a exposé de nombreux systèmes entre 2003 et 2005.
Mais qui les utilise ? Pourquoi ces systèmes ne sont-ils pas plus divulgués ? Pourquoi les revues ou journaux qui travaillent dans ce sens ne sont-ils pas plus solidaires et ne se passent-ils pas ces informations importantes pour le bien de tous ? Pour seulement rester enfermés dans leur petite chapelle ?
Je vais citer ici quelques uns de ces systèmes.
- L'Ecomag : c'est un système incluant des aimants au cobalt. Les économies de carburant sont assez faibles et plus longues à venir sur les vieux véhicules ou vieilles installations. www.ecomag@wanadoo.fr. Peu convaincant.
- Le système Pantone : c'est un moteur utilisant toujours de l'essence... mais aussi de très nombreux autres carburants. Il est moins bruyant, la durée de vie est multipliée par 10, il consomme 3 fois moins d'essence, est non polluant et il est facilement adaptable sur la plupart des véhicules actuels. Certains agriculteurs bricoleurs l'utilisent. Voir Horizons Virtuels 1, 11 et 22 et le site www.quanthomme.org. Il devrait être promis à un bel avenir... s'il est diffusé.
- L'effet Searl : il est basé sur le principe rotor-stator et les champs électromagnétiques. Cette technologie ne consomme pas d'énergie. Voir le site : http://membres.lycos.fr/quanthomme et Horizons Virtuels n°3.
- Le générateur électromagnétique MEG : encore un système à énergie libre qui produit de l'électricité à partir du vide et de systèmes électromagnétiques. Voir le site de Thomas E. Bearden (l'un des co-inventeurs du MEG) : http://www.cheniere.org (mais il faut être anglophile) et Horizons Virtuels n°2.
- La N-machine de Bruce de Palma, toujours à énergie libre. Les détails sont disponibles sur www.quanthomme.org et Horizons Virtuels 2 et 7.
- Et le système de Nicolas Tesla ! Cet homme a été un inventeur de génie : plus de 700 brevets, dont notamment le courant alternatif, la télécommande, les lampes fluo, les rayons X... Ses brevets ont été rachetés, entre autres, par Westinghouse et Edison. Sa découverte la plus remarquable est que l'énergie électrique pouvait être propagée à travers la terre et autour de celle-ci dans une zone atmosphérique appelée « cavité de Schumann », comprise entre la surface de la planète et l'ionosphère. Des ondes électromagnétiques de très basse fréquence se propagent pratiquement sans perte vers n'importe quel point de la planète dans cette « cavité ». Par cette découverte, Tesla donnait accès gratuitement à une énergie universelle omniprésente pour toute personne équipée d'un récepteur adéquat. Pour corroborer cette découverte, Tesla avait mis au point une étrange voiture électrique. Il avait monté son récepteur sur une berline de marque Pierce Arrow. Cette voiture fut testée en compagnie de Peter Savo (pilote chevronné) pendant 8 jours au cours de l'été 1931, à toutes les allures, en ville et en campagne et ceci sans aucun carburant. Mais l'homme était devenu trop dangereux depuis bien longtemps : superstar de la science en 1895, il fut évincé vers 1917. Peu avant sa mort, son laboratoire de Manhattan fut pillé... et ses découvertes avec. Je ne peux que vous inviter à visionner la vidéo et à lire le livre « Coucou c'est Tesla – l'Energie Libre » aux éditions Félix. Voir aussi Horizons Virtuels n° 29.

3. La santé :
Je vous invite à lire l'article « A quel Saint se Vouer ? » dans lequel je parle des contradictions dans le domaine de la santé non conventionnelle (presque rien n'est fait pour confronter les points de vue) ou dans les domaines des aliments bio et compléments alimentaires dans lesquels les entreprises cherchent avant tout le profit (voir Votre Santé n°73, revue de l'Institut Paracelse n°55, forum de l'association AMESSI).
Au sujet de réunions communes en médecine non conventionnelle, il est intéressant de savoir que le MILCT (Mouvement International pour le Libre Choix Thérapeutique) ressort la tête de l'eau après presque 2 ans d'absence. Le MILCT souhaite organiser ce type de réunions dans l'avenir. Il souhaite également réunir les associations en médecines non conventionnelles sous le sigle CERME (Comité d'Etude et de Réflexion sur les Médecines non conventionnelles en Europe). A suivre... Leur site est le suivant : www.milct.net.
Mais, revenons à d'autres exemples de contradiction dans le domaine de la santé.

Il est bien connu que François Mitterrand s'est aidé avec les produits Beljanski en fin de vie. Malgré de nombreuses démarches, ils restent introuvables en France.

Dans un très bon article du hors série 2005 de Votre Santé, Eric Ancelet décrit comment certains opportunistes essayent de monter en épingle un soit disant cas isolé de rage dans le Sud-Ouest de la France sur un chien venant (on ne sait comment) d'Afrique. C'est un bon moyen trouvé par certains pour faire accepter - par la peur - la micro-puce sous-cutanée pour tous les animaux domestiques. Sécurité oblige... Après avoir fliqué les animaux, on en fera de même avec les humains... si ce n'est pas déjà en partie fait.
La redevance audiovisuelle n'est-elle pas dorénavant couplée à la taxe d'habitation de manière automatique ? Il faut maintenant se manifester pour dire que l'on ne possède pas de téléviseur...
Je recommande ce hors série de Votre Santé : il est bien fait et aussi plein d'humour. On y trouve notamment la retranscription (véridique) de la conversation d'un pédiatre avec des infirmières à l'occasion d'un pot de départ. La future infirmière à la retraite lit le BEH (bulletin hebdomadaire épidémiologique)... Le pédiatre ne le lit pas. A lire absolument.

Dernier exemple, et ce n'est pas le moindre : le tabac.
Comme nous avons la chance en France d'avoir un ministère de la santé qui maîtrise la situation et qui se préoccupe avant tout de notre bien, ce dernier a pris des mesures. Il a augmenté à mort les taxes sur le tabac pour combler le trou de la sécu et mis des avertissements du type « le tabac tue » sur les paquets.
Mais, le gouvernement a-t-il pris des mesures pour que les milliers de produits chimiques contenus dans le tabac soient diminués ?
A-t-il mis des réserves sur l'utilisation de plants de tabacs OGM ?
S'est-il informé que de nombreux thérapeutes pratiquant la médecine psychosomatique parlent d'un lien étroit entre le cancer du poumon et la peur de la mort ?
Est-il au courant que le déficit de la sécu est en grande partie dû aux coûts exorbitants des traitements chimiques anti-cancer ? Merci pour les slogans sur les paquets de cigarettes !
Ce même gouvernement est-il au courant que le nombre de cancers a surtout augmenté depuis les nombreuses émissions radioactives de la deuxième moitié du 20ème siècle ? Sait-il que les taux les plus bas de cancer du poumon se situent dans les pays dans lesquels le nombre de fumeurs adultes est le plus élevé (Japon et Grèce). Le professeur Schrauer, président de l'Association Internationale des Chimistes Bio-Inorganique a même témoigné devant un comité du congrès américain en 1982 qu'il y a longtemps qu'il est connu des scientifiques que certains constituants de la fumée de tabac agissent comme agents anti-cancer dans les tests sur les animaux. La couche de mucus créée dans les poumons éviterait l'introduction des particules radioactives. Voir le site www.evolutionquebec.com et l'article « Fumer aide à prévenir le cancer du poumon ».

En guise de conclusion, je reprendrai l'image du saumon très bien décrite par feu le Dr Jean Nancroix dans Votre Santé n°76 de Janvier 2006 (c'est une reprise de l'une de ses chroniques de décembre 2004 en son hommage). L'interview dit à peu près : « même si le courant est fort, il faut quand même toujours essayer d'aller à contre-courant ». En un mot : résistance !
Arrêtons de gober tout et n'importe quoi sans chercher, sans laisser parler notre libre arbitre. C'est certainement l'un des meilleurs moyens pour essayer d'éviter à notre humanité l'éternelle fuite en avant qui ne la mènera sûrement qu'à sa perte.
Dans les années 1990, FR3 avait passé un reportage très intéressant : « le prédateur des prédateurs ». Ce reportage montrait une expérience faite sur une île au large des côtes australiennes. Sur ce petit caillou luxuriant de végétation, d'à peine 500 mètres sur 1 kilomètre, des lapins ont été introduits. Au bout de quelques mois, il n'y avait plus ni végétation ni lapins sur l'île.
Evitons de continuer à être ces lapins.
Christian BAUER,
Ingénieur, naturopathe, thérapeute. cbauer1@free.fr.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le dimanche 02 juillet 2006 16:16

SOJA ET MONOCULTURE: LES DERIVES

SOJA ET MONOCULTURE: LES DERIVES
SOJA ET MONOCULTURES : LES DERIVES


Début mars 2006, lors de la même matinée :
- la revue Votre Santé me demande d'examiner un article sur les controverses au sujet du soja
- un représentant de la société Soy vient apporter dans ma boutique bio des laits de soja aromatisés pour les enfants ainsi que la propagande « didactique » (sous forme de plaquette) sur les bienfaits du soja pour les distribuer à nos chers petits
- je reçois dans ma boîte aux lettres la dernière-née des éditions Santé Port Royale : la revue « Quelle Santé » numéro 3 avec comme titre en première page : « le soja : pas si bon que ça ! ».

Cela faisait un peu beaucoup de soja pour une seule matinée...
Ceci me pousse donc à faire ici un point que j'espère le plus complet possible sur cette légumineuse et aussi à élargir le débat au sujet d'autres monocultures.

Dans un premier temps, je vais décrire succinctement le contenu des 3 évènements mentionnés ci-dessus pour ensuite aborder les problématiques liées au soja, tant sur le plan de la santé que sur les plans économique et écologique.

1. Détails sur les 3 « évènements »
2. Le soja et la santé
3. Le soja, l'économie et l'environnement

1. Détails sur les 3 « évènements » :
Votre Santé m'a contacté car j'avais parlé du soja de manière succincte dans un article précédant, plus général (« à quel saint se vouer ») paru aussi dans la revue de l'Institut Paracelse. Je m'interrogeais à cette époque sur les bienfaits ou non du tofu car des revues relativement sérieuses donnaient des informations contradictoires sur le sujet.
Suite à cet article, un docteur belge (Marc Deru) m'a répondu dans le courrier des lecteurs du journal. Je l'ai contacté pour avoir plus d'information.
Il m'a alors conseillé 2 sites internet :
www.bio-info.be : revue dans laquelle il a écrit 2 articles sous la rubrique « courrier des lecteurs »,
www.westonaprice.org : qui est un site américain d'une fondation indépendante et sans but lucratif qui s'investit dans la défense de petits agriculteurs (qui cotisent à l'association). Sous la rubrique « soy alert » se trouvent de nombreux témoignages, pétitions et études faites depuis les années 1970 sur les méfaits du soja non fermenté aux Etats-Unis. On y trouve 2 articles édifiants traduits en français sur le site : « mythes et réalité autour du soja » et « les bonnes raisons d'éviter de consommer les dérivés de soja ». Ces 2 articles sont très techniques, je vais les reprendre en partie dans le deuxième paragraphe.
Mes conclusions à ce jour :
- Consommer des produits à base de soja fermenté (comme le font depuis plusieurs millénaires les Asiatiques) ne comporte aucun risque car la fermentation élimine les molécules toxiques et ne détruit pas les molécules bénéfiques. Ces produits sont les sauces au soja, le miso, le tempeh, le natto que les Asiatiques consomment d'ailleurs dans le cadre d'une alimentation diversifiée.
- Il faut absolument proscrire l'utilisation des laits de soja de tous ordres (aromatisés ou non), le tofu et tous ses produits dérivés (saucisses au soja, steak de soja,...) ainsi que les isolats protéiques de soja, les desserts et crèmes au soja pour les enfants. Jusqu'à quel âge ? Cela reste difficile à dire. Jusqu'à la fin de la croissance me semble être une décision prudente tant que tous les doutes n'auront pas été balayés. Pour les adultes, une consommation épisodique de ces produits ne devrait pas comporter de risques majeurs. L'essentiel restant bien sûr le bon sens qui nous amène à varier notre alimentation, à consommer au maximum des produits bio et sans OGM.
J'ai transmis les informations ci-dessus à Votre Santé et vous pourrez trouver un dossier assez bien fait dans leur numéro 79 d'avril 2006. Je précise que la revue avait déjà tiré les mêmes conclusions que moi avant que je ne transmette des informations complémentaires.

Le deuxième « évènement » de cette matinée de mars 2006 est beaucoup plus alarmant.
Je possède une boutique de produits biologiques. D'habitude, je ne reçois jamais de représentants. Celui de la société Soy avait tellement insisté et le soja m'intéressait déjà pour sa problématique, que je lui ai dit : « d'accord, passez en coup de vent déposer vos objets ».
Ce fut chose faite. Il a amené un sac, et puis au revoir.
Dans le sac, il y avait deux tetra-brik de lait de soja pour enfants, l'un aromatisé au thé vert et épices, l'autre au café décaféiné (boire du café décaféiné est encore plus néfaste à la santé que boire du café car le procédé d'extraction de la caféine utilise des solvants chimiques dont il reste forcément quelques traces). La pochette surprise comprenait aussi un lot de 40 gobelets en plastique pour dégustation, et, plus grave, environ 100 plaquettes à destination des enfants.
Ces plaquettes, sous forme de bandes dessinées, de jeux et de questions expliquent les bienfaits et les procédés de transformation du soja non fermenté avec quelques recettes en prime.
Soy a aussi le toupet, dans cette plaquette, de proposer aux enfants un abonnement à leur revue « Coccinelle » à base de jeux, de coloriages, de petits reportages et de pub pour leurs produits pour la modique somme annuelle de 17 euros.
Là, je m'insurge : c'est une honte, c'est criminel et irresponsable !
Et dire qu'ils distribuent cela dans toutes les boutiques bio !
La très grande majorité font cette activité soit uniquement pour le commerce, soit sont en défaut d'informations véridiques (la majorité des informations sont fournies par les fournisseurs qui sont juge et partie). Pratiquement aucune boutique ne fait de la veille technologique ou ne lit les revues de santé un peu sérieuses.
C'est assez dramatique car il est très difficile de redresser la barre par rapport à ce matraquage marketing.

La troisième étape « soja » de cette matinée est assez alarmante également.
Depuis janvier 2006, les éditions Santé Port Royal qui éditent des revues comme « Pratiques de Santé », « Plantes et Santé », « Santé Yoga » et « Santé Pratique Animaux » ont sorti la revue « Quelle Santé ». La revue est truffée de publicité et commence à faire penser à Biocontact... sauf que dans « Biocontact », il n'y a pas grand chose à redire sur les articles de fond. Dans « Quelle Santé », il y a à redire*.



Voici quelques points importants mentionnés par « Quelle Santé » dans leur article « le soja : pas si bon que ça ! ».
D'abord, l'article est fait par l'association Sojaxa dont le but est de promouvoir le soja sans OGM (j'ai demandé à Sojaxa qui cotisait dans son association : ce sont les principaux producteurs de lait de soja...). Sans OGM, c'est très bien, évidemment... Mais les cultures en plein champ de plantes OGM se multiplient toujours malgré l'action des faucheurs volontaires et la dissémination se fait, qu'on le veuille ou non. Il faut aussi savoir que l'union européenne essaye de faire passer une loi pour juin 2006 qui autoriserait un quota de 0.9% de pesticides et d'OGM dans les produits bio. Merci à l'industrie pharmaco-chimique. Les pétitions fleurissent et nous en saurons certainement plus à la fin de l'été.
Sojaxa, sur son site internet, est fière de dire qu'une moyenne de 100.000 tonnes de soja sans OGM est produite dans notre cher sud-ouest français. Voudrait-on en faire une région aussi dévastée que la Beauce ou la Brie où les sols sont complètement lessivés par les monocultures, où le paysage est désolant de tristesse, les arbres si rares ?
Bien sûr Sojaxa précise qu'il est mieux de consommer des produits à base de soja fermenté, mais indique aussi que pour la fabrication du tofu, les graines de soja sont mises à tremper et sont cuites longuement (pas de fermentation). Donc, les vitamines sont détruites ainsi que l'acide aminé essentiel contenu dans le soja (comme dans toutes les légumineuses) et qui manque aux céréales : la lysine.
Le seul procédé de chauffe qui ne détruise pas la lysine est le procédé UHT (haute température pendant un temps très court) utilisé dans l'industrie laitière...Mais le traitement UHT détruit tellement d'autres choses bénéfiques à la santé qu'il vaut mieux ne pas l'utiliser. Aucun emballage de lait de soja ne mentionne le procédé de chauffage utilisé. Les sites internet des fabricants indiquent qu'il s'agit d'un chauffage classique en deux temps (donc destruction des vitamines et de la lysine). Pour le tofu, on en remet encore une couche après : il est ensuite coagulé à 84°C.
Sojaxa indique également que le soja contient tous les acides aminée essentiels ! Là, je demande à voir les analyses ! C'est nouveau, ça vient de sortir !
A ma connaissance, les légumineuses sont généralement carencées en tryptophane et méthionine (2 acides aminés essentiels), les céréales étant carencées en lysine. C'est pour cela que l'on conseille toujours des associations céréales-légumineuses que les peuples utilisent de manière naturelle depuis des lustres. Par exemple, les haricots rouges avec le riz en Amérique latine, le couscous (pois chiches et semoule de blé) dans les pays du Magreb.
Il est possible qu'une légumineuse soit un peu plus riche qu'une autre en tryptophane. C'est peu être le cas du soja. A voir. N'empêche que dans les analyses divulguées par Sojaxa, les acides aminés cystéine et méthionine ne sont pas distingués. Les taux de chacun ne sont donc pas connus individuellement...et c'est la méthionine qui est un acide aminé essentiel...Le doute s'installe.
A ma connaissance, la seule plante contenant tous les acides aminés essentiels est la quinoa qui est une plante à feuille dont on utilise les akènes (fruit sec contenant la graine, comme la noisette par exemple) et qui était la base de l'alimentation des incas. Je reparlerai de cette plante au paragraphe 3.
Sojaxa affirme que les laits de soja permettent une bonne croissance des enfants au Canada et aux Etats-Unis : c'est faux. Il suffit d'aller sur le site westonaprice.org mentionné plus haut pour s'en convaincre.
Enfin, Sojaxa vante les bienfaits de la génistéine et de la daïdzéine (2 phyto-oestrogènes contenus dans le soja) alors que des études montrent que ces 2 molécules peuvent provoquer des perturbations hormonales (voir le site américain déjà mentionné).

Après ces 3 « évènements », j'ai fait un certain nombre de recherches sur internet.
La plupart des sites dénoncent surtout le côté OGM du soja.
Plusieurs sites réputés assez sérieux en parlent au niveau nutritionnel.
-Biogassendi : ils disent que les phyto-oestrogènes n'ont pas de conséquences sur la
santé. Mais, devinez ce qu'ils vendent sur leur site internet ? Du lait de soja en poudre pour bébé et des comprimés de phyto-oestrogènes de soja... Décevant.
- PasseportSanté.net : sur ce site canadien (anciennement réseau Protéus), il n'y a qu'un article sur le lait de soja et le tofu. Il vante les vertus des phyto-ostrogènes. L'article date de l'année 2000... Et pourtant, en 1997, le magazine médical anglais « The Lancet » a fait état d'une étude montrant que le fait de boire ne serait-ce que deux verres de lait de soja par jour suffisait à perturber le cycle menstruel féminin.
- mercola.com : ce site comporte de très nombreux articles bien documentés sur les méfaits du soja non fermenté, mais, uniquement en anglais.
- www.aci-multimedia.net/feminin/nutrition/soja : le site fait une très bonne synthèse simple à lire sur le soja non fermenté... et en français !
L'article paru dans la revue Horizons Virtuels n°27 de janvier 2005 me semble rester une bonne référence.
La revue Alternative Santé recommande également la prudence quant aux phyto-oestrogènes du soja suite à une étude italienne (février 2006).

2. Le soja et la santé :
Entrons maintenant dans certains détails un peu plus techniques. Dans un premier temps, laissons de côté les produits à base de soja fermenté si le soja est bio et sans OGM (tout le monde s'accorde à dire qu'ils sont bénéfiques pour la santé dans le cadre d'une alimentation variée) pour nous intéresser uniquement aux produits à base de soja non fermenté bio et sans OGM.
Les propos qui suivent sont une compilation des sites mentionnés plus haut ... pour essayer de faire court.

Les toxines goitrogènes : présentes dans le soja non fermenté, elles provoqueraient des dérèglements thyrodïens, notamment l'hypothyroïdie.

L'hémaglutine : cette substance favoriserait l'agglutination des globules rouges, donc la formation de caillots ... avec les conséquences que l'on peut imaginer : rupture d'anévrisme, etc..

L'acide phytique : il résiste même à la cuisson longue et bloque en partie l'absorption intestinale d'éléments essentiels comme le calcium, le fer, le zinc, le cuivre, le magnésium et le calcium. Ces éléments sont essentiels à notre homéostasie et participent à des milliers de réactions de notre métabolisme.

Les inhibiteurs de trypsine : la trypsine est une enzyme élaborée au niveau du pancréas et injectée au niveau du duodénum pour la digestion des protéines afin de les transformer en acides aminés qui sont aussi l'une des bases de notre homéostasie. Il existerait également dans le soja des inhibiteurs d'autres enzymes pancréatiques. Ces inhibiteurs seraient même impliqués dans certains cancers.
Les procédés de fabrication des isolats protéiques de soja ne permettent d'éliminer qu'une part infime des inhibiteurs de trypsine. Des isolats protéiques de soja, on en trouve à tous les sauces : dans les ersatz de viande, de produits laitiers, d'hamburgers végétaux, de milkshake, de pâtisseries, boissons... Des programmes sont organisés pour favoriser cela dans les cantines scolaires par exemple.
Nous avons déjà mentionné le fait que le soja ne contenait à priori peu de méthionine et de tryptophane et que la lysine était détruite à la cuisson. Ces acides aminés sont des acides aminés essentiels car non « fabricable » par l'organisme humain...Un peu comme la « vitamine » C que l'organisme humain ne peut pas non plus synthétiser.
Sans compter que si l'on utilise des récipients d'aluminium lors du procédé de fabrication des isolats protéiques de soja qui comporte un bain acide, l'aluminium se retrouve dans les produits finis. Les dégâts causés par l'aluminium commencent à être connus (Alzheimer, etc.).

Les nitrites et la lysinoalamine : les procédés de fabrication des isolats protéiques de soja génèreraient ces cancérigènes que sont les nitrites et une toxine appelée lysinoalamine. C'est d'ailleurs pour cela que la FDA n'a pas accordé le statut GRAS (Generally Recognised As Save = reconnu comme non nocif pour la santé) aux isolats protéiques de soja.

Soja et ostéoporose : les aliments à base de soja bloqueraient l'assimilation du calcium et provoquent des carences en vitamine D.

Le soja et la vitamine B12 : cette vitamine est chère aux végétariens puisqu'elle est essentiellement présente dans les produits animaux. Apparemment, « l'analogue » à la vitamine B12 contenue dans le soja ne serait pas assimilable par l'organisme. Pire, la consommation de soja augmenterait les besoins en vitamine B12.

Les oestrogènes-like : nous avons déjà parlé de la génistéine, de la daïdzénine. On peut y ajouter les isoflavones de soja qui dérègleraient le système endocrinien et pourraient favoriser l'apparition de cellules cancéreuses. La consommation précoce de soja entraîne de ce fait des développements plus précoces chez la jeune fille et plus tardifs chez le jeune garçon. Sans parler de l'effet des oestrogènes relâchés dans les rivières par le biais des urines des femmes qui prennent la pilule. On se demande pourquoi le taux de spermatozoïdes « valides » chez les hommes est en baisse continuelle. Ben voyons !
Les moines bouddhistes consommaient du tofu pour faire baisser leur libido (l'hormone majeure du caractère mâle étant la testostérone, et celles du caractère féminin les oestrogènes et la progestérone).

Soja et vieillissement : des études auraient montré que les personnes consommant abondamment du soja non fermentés montraient une diminution des fonctions cognitives et une incidence plus grande de folie et de maladie d'Alzheimer à un âge avancé.

Donc, soja non fermenté = prudence.

3. Le soja, l'économie et l'environnement :
Des voix s'élèvent contre l'ampleur considérable que prend la monoculture du soja au niveau mondial et son impact tant écologique qu'économique. En effet, la monoculture du soja a augmenté d'environ 435% en 30 ans. Ces manifestations se dirigent essentiellement contre le soja OGM. Même s'il existe un fossé énorme entre une plante OGM et une plante non OGM, il me semble qu'il ne faut pas trop dissocier le soja avec ou sans OGM sur ce plan là.
Même si la monoculture du soja non OGM ne représente « que » 100.000 tonnes dans le sud-ouest de la France, eh bien, cela reste une monoculture qui va à l'encontre de la biodiversité, clé de l'équilibre environnemental. Surtout lorsque l'on connaît les bénéfices relativement limités que peut apporter cette légumineuse, voire ses aspects dangereux lorsqu'elle n'est pas fermentée. D'autant plus que la tendance actuelle consiste surtout à développer à outrance des gammes de produits issus du soja non fermenté et pas du tout les sauces soja, le tempeh, le miso ou le natto.
La monoculture du soja est présente dans des pays de plus en plus nombreux. Elle affecte plus particulièrement l'Amérique, en commençant par les Etat-Unis qui ne s'en sortent pas trop mal au niveau économique ... apparemment.
Ce qui se passe en Amérique latine est plus grave : au Brésil, 47% des surfaces cultivées en grains sont consacrées au soja alors que des millions de personnes souffrent de la faim dans ce pays et qu'il importe pour nourrir sa population. L'équivalent d'un quart du territoire français a été déforesté en Amazonie en l'espace de 7 ans au profit du soja. L'emploi massif de produits chimiques affecte la santé des paysans locaux. Nous retrouvons des schémas similaires en Argentine, au Paraguay, en Bolivie.
D'après Sojaxa (pour une fois ils dénoncent correctement et forcément puisque le soja OGM ne les concerne pas), le soja transgénique est en train de se frayer un passage privilégié vers l'Europe via la Pologne (dénoncé par Greenpeace).
Dans de très nombreux cas, les méga exploitations détruisent un nombre considérable d'emplois avec, comme conséquence, l'exode rural, la faim et parfois le maintien de ceux qui restent en situation d'esclavage.
Comble de l'affaire, le gouvernement chinois (pays dont est issu la légumineuse) a autorisé le Brésil à exporter vers la Chine du soja transgénique pendant 5 ans.

Voici quelques sites et revues intéressantes sur le sujet :
- www.sojacontrelavie.org : le site est très bien documenté. Il a également lancé une campagne « soja contre la vie » avec un document à adresser au ministre de l'économie Thierry Breton ainsi qu'aux 2 principaux protagonistes de la filière soja en France : Robert-Louis Dreyfus et Michel Safronoff. Ce document vise à ce que ces acteurs freinent l'expansion mondiale du soja. Une action à faire absolument.
- www.futura-sciences.com propose un point sur la destruction de la forêt amazonienne due au soja avec cartographie à l'appui.
- www.politis.fr a publié un article intéressant : « les indiens sacrifiés du soja », toujours au Brésil.
- « Votre Santé » n°79 d'avril s'intéresse à la problématique du soja en Argentine dans un article du réseau tourangeau anti-OGM emprunté au site du forum AMESSI, avec en toile de fond la multinationale Monsanto.

En conclusion, et pour changer un peu du soja, je souhaite dire quelques mots sur deux autres monocultures qui m'ont interpellé récemment, même si elles n'ont pas apparemment la même ampleur que celle du soja :
- La quinoa
- La perche du Nil

La quinoa
Cette plante qui pousse sur les hauts plateaux andins était l'alimentation de base des Incas. Elle contient tous les acides aminés essentiels. Elle était autrefois exploitée en rotation avec l'amarante (plante très riche en lysine et sacrée pour les Aztèques) et le maïs. Aucune de ces 3 plantes ne contient de gluten. La quinoa, de part ses vertus, a connu assez récemment un boom et s'exporte en Amérique du nord, en Asie, en Europe et au Japon. L'amarante est pour l'instant restée plus discrète. Face à la demande d'exportation, même le Pérou (n'étant plus auto-suffisant) a passé un accord avec la Bolivie pour intensifier la production de quinoa sur l'altiplano bolivien. Les conséquences sont là : mécanisation à outrance, appauvrissement des sols, usages de pesticides (même si certains paysans astucieux ont élaboré des pesticides naturels), exode rural, mais aussi déséquilibre environnemental par rapport au lama qui ne trouve plus assez de pâturages pour se nourrir. L'ONG « agronomes et vétérinaires sans frontières » travaille à ce rééquilibrage. Sur leur site internet www.avsf.org, vous pourrez visionner 2 vidéos intéressantes sur la Bolivie et la quinoa (oubliez les vidéos sur leurs campagnes de vaccinations !).

La perche du Nil :
L'excellent film documentaire « Le cauchemar de Darwin » de Hubert Sauper, nominé cette année aux oscars, trace de manière poignante l'histoire de la perche du Nil.
Ce poisson carnassier a été introduit dans les eaux du lac Victoria au cours d'une expérience « scientifique ».Depuis une dizaine d'années, son exportation vers les pays occidentaux est développée en masse : 200 000 tonnes par an pour la seule ville de Mwanza. Au bout de quelques années, la flore et la faune classiques ont disparu d'une bonne partie du lac. Certains s'en alertent mais les enjeux économiques sont importants pour d'autres. Le tanzanien moyen vivant sur les bords du lac Victoria reste cependant toujours enfoncé dans la misère la plus sombre et l'économie de cette région ne dépend plus que de ce poisson.
Par exemple :
-les tanzaniens utilisent les carcasses des poissons (arêtes et têtes, car ce sont uniquement les nobles filets qui sont acheminés vers les pays occidentaux) qu'ils font sécher dans des charniers grouillants de vers. Les têtes des poissons sont ensuite frites et vendues dans toute la région. Les femmes travaillant là sont atteintes de cécité qui est due à l'émanation de vapeurs d'ammoniaque.
-des enfants de moins de 10 ans, le plus souvent orphelins, se battent entre-eux pour une poignée de riz devenue hors de prix du fait des sécheresses successives dans le pays. Ils font fondre les emballages polystyrène venant du poisson pour sniffer afin de pouvoir dormir.
Après, nous nous étonnerons que les populations soient décimées par un soit-disant sida lui aussi bien lucratif...Le poisson devient un poison...(pour en savoir plus sur le sida : voir le site www.evolutionquebec.com , rubrique santé, article : l'histoire secrète du VIH).
Ce film, avec aussi en toile de fond le trafic d'armes vers l'Afrique pour alimenter les guerres internes, la prostitution, la drogue, la maladie, etc est à voir et à revoir. L'explorateur David Livingston se retournerait certainement dans sa tombe en voyant cela.

Que faire ? Continuer à essayer d'alerter un maximum de personnes de bonne volonté, mais les lobbies sont puissants.
Même si nos anciens n'avaient pas, apparemment, nos connaissances technologiques, l'expérience des années et le bon sens leur avaient quand même appris certaines règles de base : écouter et respecter la nature par exemple. Nous nous souviendrons certainement longtemps de l'aventure de la monoculture du soja et de son utilisation en tant que produit non fermenté, aussi bien chez les animaux que chez les hommes.
La biodiversité, aussi bien chez les animaux (dont l'humain) que chez les végétaux doit rester la garante de l'équilibre planétaire.

Christian Bauer,
Ingénieur, naturopathe, thérapeute.
cbauer1@free.fr

Notes fin d'article :
*
1.Depuis un certain temps, je remarque que les éditions Santé Port Royal (que j'aimais bien) dérivent. Ils publiaient bien des articles avec des erreurs, mais revenaient dessus quelques numéros plus tard.
Maintenant lorsqu'on fait une remarque justifiée, on se fait envoyer sur les roses sous prétexte que l'on est négatif. Mais, lorsque l'on amène des éléments contradictoires à leurs affirmations, c'est le silence radio.
Juste un exemple : dans « Pratique de Santé » numéro 40 de novembre 2005, la revue est fière de rassurer ses lecteurs en disant que le jus de noni n'est pas prêt de disparaître car le lobby mormons a le monopole de la production du noni tahitien. Ce qu'ils ne disent pas, c'est que l'argent ne va pas aux tahitiens et que cette monoculture créera à moyen terme un déséquilibre écologique sur les îles où elle est cultivée. Ce qu'ils ne disent pas non plus c'est que les mormons détiennent le très puissant groupe agroalimentaire Mars, avec ses marques phares comme Mars, Bounty (dont la noix de coco est pasteurisée...au micro-onde : c'est moins cher), Snickers, M&M's, la moitié des marques d'aliments industriels (et déséquilibrés) pour animaux domestiques au niveau mondial, les machines à café Klix, etc..
Vous savez comment on fait les produits industriels - très chers - pour animaux ?
On prend de vieilles carcasses de poulets industriels, des abats de tous ordres, et on les broie dans des malaxeurs à haute température dont il se dégage des odeurs fétides et nauséabondes à faire vomir. Ensuite, de la « sauce chimique » et des gélifiants sont ajoutés : la sauce pour attiser la convoitise et les papilles de nos frères animaux, les gélifiants pour que l'apparence de morceaux soit présente. La mixture est bien sûr stérilisée de manière à éliminer le peu d'éléments vitaux qu'elle pourrait encore contenir. Le marketing couronne le tout en attirant l'attention avec de belles couleurs mauves sur la packaging (testé sur les animaux !) et en se plaçant aux endroits stratégiques des linéaires des supermarchés. Cela donne « Sheba » ou « Pedigree Pal » : produits de luxe pour chats et chiens à haute valeur ajoutée surtout pour la poche des mormons de chez Mars car le produit ne coûte pratiquement rien lors de sa fabrication. Le groupe Mars possède plusieurs usines de pet food en France sous l'appellation Unisabi. Bon appétit. Je n'ai rien contre les mormons, mais quand même... Remarquez, ils restent humbles et le personnel du groupe Mars est l'un des mieux payé au monde... Encore faut-il qu'il résiste à la pression inhumaine infligée au quotidien par les règles « éthiques » du groupe.

2.Dans un article, la revue « Quelle Santé »est heureuse de présenter la nouvelle bio : à Paris, boulevard Haussmann, une boutique du groupe industriel La Vie Claire a maintenant son espace fast-food. La boutique oublie peut-être que certaines des étapes primordiales de l'alimentation sont :
- Une bonne mastication,
- Prendre les repas dans le calme, la sérénité et la reconnaissance.
Le gérant (qui n'est qu'un gérant) est fier d'annoncer que le groupe fournit les émirs arabes, qu'ils ont leurs propres marques (ils sont donc juge et partie), qu'ils proposent des animations (faites bien sûr par leurs fournisseurs... comme Soy ou autres). Ce n'est certainement pas dans ce type de magasin que l'on va vous interdire d'acheter du lait de soja quand il s'agit d'en donner aux enfants ou que l'on va vous expliquer qu'il faut consommer les dérivés non fermentés de soja avec parcimonie. Vous allez plutôt y retrouver les fameuses plaquettes de chez Soy dont j'ai parlé plus haut et les gobelets plastique pour déguster les produits.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le dimanche 02 juillet 2006 16:13