NATUROPATHIE ET RELATION D'AIDE: DEUXIEME PARTIE

NATUROPATHIE ET RELATION D'AIDE: DEUXIEME PARTIE
II. LA RELATION D'AIDE :

-L'adéquation :
C'est un chose fondamentale. S'il n'y a pas une symbiose complète entre le soignant, le soigné et les thérapies utilisées, il y a peu de chances que le travail d'accompagnement vers l'auto-guérison fonctionne. La confiance du soigné envers le thérapeute et envers la (les) technique(s) utilisées sont autant primordiale que la confiance du soignant envers ses techniques et le pouvoir d'auto-guérison du soigné.

-L'accompagnement :
il consiste à surtout rester humble. C'est bien sur le rôle du thérapeute que de guider la personne en difficulté, mais, il ne consiste en aucun cas à l'orienter vers un but prédéterminé. Non, il faut accompagner la personne vers là où elle souhaite aller (ce qui n'empêche pas les suggestions ou les conseils), aller à son rythme, faciliter son évolution tout en comprenant que cette personne à accompagner est différente du thérapeute qui n'a en ce sens rien à imposer.

-Ecoute : acceptation positive, authenticité, empathie :

Définition
La relation d'aide est un moyen d'accompagner le patient dans son évolution et ses conséquence sur la vie personnelle, familiale, sociale et éventuellement professionnelle. Elle est fondée sur une relation de confiance entre le soignant et le soigné. Pour cela, elle respecte certaines règles comme la considération positive, l'authenticité, l'empathie, l'absence de jugement [...] La relation d'aide vise un changement chez le patient. Changement dans sa gestion de sa maladie, de sa santé, de sa vie plus généralement. Elle dépend des question que se pose le patient. Le soignant cherchera avant tout à accompagner et soutenir le patient dans son questionnement plutôt que de lui répondre systématiquement. Une relation efficace peut aboutir à un changement ou être une porte ouverte vers un changement, en quelque sorte une première étape positive. Les effets de la relation d'aide sont, en premier lieu, l'obtention d'un soulagement émotionnel, par la parole et l'expérience de l'écoute que fait le patient. Dans un second temps, le patient peut découvrir quelque chose de lui de son histoire, il peut comprendre ce qui lui arrive. Parfois, la relation d'aide permet d'accéder à une réorientation de la vie. Le soignant ne se fixera pas de tels objectifs, il accompagnera le patient et évoluera à son rythme. Il facilite l'évolution.

Postulats
tout individu est unique et en évolution.

UNIQUE :
- Histoire particulière
- Personnalité
- Influences subies (volontaires ou non)
- Accidents, succès
Ceci implique qu'une expérience similaire peut avoir une « digestion » et interprétation différente.

EVOLUTION :
- Pouvoir de changer
- Changement
- Potentiel évolutif souvent nié

Concepts :
Les concepts ci-dessous permettent d'aller vers une ambiance favorable :
-instauration d'un climat de confiance
-l'émergence d'une parole propre au sujet.

L'acceptation positive
-Le soignant accepte le patient tel qu'il est, sans jugement
-Ce que le soignant accepte et distingue, c'est la personne et non pas ses comportements, ses symptômes ou sa situation plus ou moins douloureuse.
L'authenticité
-Relation honnête, franche sans mensonges ni artifice.
-Tenter d'être soi-même.
L'empathie
L'empathie est le résultat d'une relation suffisamment proche entre deux personnes pour qu'elles ressentent, de l'intérieur, le vécu de l'autre.
En résumé :
La relation d'aide insiste sur la particularité individuelle.
Les postulats de départ sont que chaque personne est unique et possède son propre potentiel de changement. Les principes de base sont l'acceptation, l'authenticité, l'empathie. C'est davantage une amélioration de la qualité des interactions soignants-soignés.

-Les fondements de l'écoute :
Ressentir et refléter les sentiments
-réponses et attitudes de compréhension
-donner assez de confiance pour trouver en lui des ressources pour gérer ses difficultés et son développement. »
Gérer son propre ressenti
trouver en moi la disponibilité requise pour une bonne écoute de l'autre.
Présence à soi-même
-"se vérifier", être vrai
-Acceptation sans crainte
Ceci implique une plus grande attention et compréhension de l'autre.
« Si l'on admet que l'on puisse bien écouter autrui quand on n'a pas de préoccupation personnelle immédiate et qu'à l'inverse l'on ne puisse offrir sa disponibilité lorsque notre champ de conscience n'est pas libre de soucis ou d'agitation, nous tenons là des limites de l'écoute. »
Établir une relation d'évolution

Vivre l'expérience de l'écouté
"Etre presque l'autre, sans être l'autre et sans cesser d'être soi-même. »

Me sentir écouté m'invite à m'écouter davantage, à être plus attentif à mon vécu et à mon ressenti intérieur. Je me sens libre et accompagné par un témoin attentif et chaleureux. »
C'est dans cette relation de totale compréhension, hors de tout jugement, sans pression, ni directivité, que s'amorcera le processus de restauration intérieure physique et psychique.
Le but n'est pas de résoudre tel problème particulier, mais d'aider l'individu à atteindre la maturité qui lui permettra de faire face au problème actuel, et aux suivants, d'une manière mieux adaptée ».

-L'interrogatoire :
Il faut avant tout respecter les 3 « R ».
Respect envers soi-même
Respect de l'autre
Responsabilité de ses actions

La relation soignant-soigné est une rencontre fort complexe.
-Au-delà de la relation soignant-soigné, l'intérêt à l'entourage et à l'environnement du patient est à prendre en compte pour avoir une vision très complète et globale de ce dernier.
-Le thérapeute doit être à l'écoute « auditive » et visuelle de son patient dès les premières minutes de chaque entretien, les premières expressions du patient parlent d'elles-même.
-Il doit poser des questions ouvertes, qui ne dirigent pas et qui n'influencent pas la réponse du patient
-Le thérapeute doit laisser suffisamment libre cours au début de la consultation. Bien entendu le thérapeute est là pour toujours disponible et prêt à recadrer si besoin est.

La relation proprement dite :
Entre patients et thérapeutes s'échangent des paroles, des sourires, des regards mais aussi des grimaces, des froncements de sourcils, des exclamations. L'habileté consiste à pouvoir interpréter ces éléments comme des supports d'informations qui formeront le sédiment de la relation soignant-soigné (cf PNL).

La complexité d'une relation :
C'est avec son corps, sa parole et son affectivité que l'on rentre en relation. L'affectivité est l'élément central.
Mais aussi :
-les facteurs psychologiques : principalement les valeurs personnelles , les représentations, les préjugés, les émotions, les désirs ;
-les facteurs sociaux : l'appartenance à une catégorie professionnelle, à une classe d'âge, à une culture ainsi que les fonctions de chacun ;
-les facteurs physiques : les perceptions propres à chacun, l'aspect physique.

Situations relationnelles difficiles :
-Les soignants peuvent se sentir déroutés
-faire preuve d'humilité, de reconnaître ses limites tout en restant proche du ressenti du soigné.

Etre en relation nécessite de l'énergie. Dès que les sujets de conversation entre individus sortent du superficiel ou qui tournent en rond, l'intensité des échanges est augmentée, l'énergie de chacun est mobilisée, la relation gagne en authenticité.
À ce moment-là, s'effectue ce que nous pouvons nommer une véritable rencontre. Moment rare qui donne à la communication sa dimension la plus complète. Certaines relations avec les collègues et avec les patients atteignent cette qualité d'échange et redonnent au travail l'aspect humain que la technique a parfois tendance à évacuer.

Voici quelques exemples de sentiments les plus fréquents :
Ø sentiment de supériorité :
Une supériorité trop marquée vis-à-vis du patient le maintiendrait dans une dépendance qu'il peut d'ailleurs de lui-même rechercher.
Ø sentiment d'impuissance :
Ce sentiment peut pousser le thérapeute à vouloir « trop en faire » intervient pour compenser l'impuissance et éviter la souffrance qu'il dissimule.
Ø sentiment de responsabilité :
Il est indispensable.
Ø sentiment de découragement :.
Ø sentiment de satisfaction :
Nous retiendrons enfin que les sentiments négatifs tout comme les sentiments vécus positivement peuvent aussi entraîner des problèmes de relation quand ils sont éprouvés à l'excès.

En résumé :

« Le vécu du soignant intègre des aspects sociaux et psychologiques dont il est difficile de faire la part au quotidien. Aider les autres, c'est aussi avoir la capacité de demander de l'aide [...] Savoir demander un soutien ou simplement un conseil aiderait bon nombre de soignants que la volonté, les préjugés ou un sentiment de supériorité poussent à se croire infatigables, voire infaillibles. Se reconnaître momentanément impuissant ou découragé et surtout faire une démarche auprès de ses collègues ne devrait plus être regardé comme une marque de faiblesse. Ce serait plutôt une marque de bonne santé psychique que le thérapeute sache faire le point de temps en temps avec une autre personne pour ne pas accumuler des problèmes pouvant faire barrage.

Au-delà de cette autocritique dont le résultat est de vouloir se débrouiller seul dans les moments difficiles, comme nous le rappelions plus haut, la peur du jugement d'autrui et de n'être pas écouté ou entendu sont les deux autres freins majeurs à la recherche des solutions d'amélioration. »

-Le processus de déformation d'un message :
L'écoutant peut n'entendre que ce qu'il veut entendre. L'écoute est alors parasitée.
Dans cette relation où une personne émettrice fait l'effort pour exprimer sa pensée à une autre personne qui l'écoute, nous saisissons mieux la fragilité du message ainsi que la difficulté à se faire comprendre comme à être compris.

-Les techniques :
La reformulation :
-Globale :
effet miroir : elle permet d' avoir un surplus d'information
-inductive :
on demande au patient « l'autorisation de penser que » : on oriente sur un thème (climat...) : technique de l'entonnoir
-sélective :
technique plus dangereuse (sélection d'un thème précis)
-affective :
pour les patients ayant du mal à se livrer (le fait qu'il aime)

Les concepts à explorer (en naturopathie) :
-Toxémie (endogène : émotion, stress, métabolisme, flore---exogène : médoc, alimentation, pollution, dents, géobiologie) )
-Emonctoires
-Surcharges-carences
-Force vitale
-Terrain ( hérédité, antécédents)
-Psycho-émotionnel (état du système parasympatique pour savoir s'il faut drainer ou revitaliser) D1-D2-D3-D4 (diathèses du docteur Jacques ménétrier : voir son ouvrage : la médecine des fonctions aux édition Le François).
-Tempérament
-Transferts morbides
-Statique
-Facteur déclenchant
-Les systèmes

Négociation des conseils :
Elle est primordiale pour l'acceptation des conseils.

Les protections :
Elles peuvent être nécessaires ou non en fonction du thérapeute.
-se décharger
-vêtements clairs
-boire de l'eau
-visualisation
-aération
-lavages des mains
-Huiles essentielles
-coller la langue au palais

L'arbre de vie :
C'est un cadre qui peut être utilisé afin de retracé l'histoire du soigné. Une partie se réfère aux éléments physiques, l'autre aux éléments psychologique. Il permet surtout de faire les liens entre les 2 plans.

-Les dérives :
Lors d'une consultation, demander à un patient de se déshabiller pour évaluer une dermatose par exemple peut être reçu comme un ordre, une suggestion, une proposition... cela sera fonction du type de relation que le soignant établit (un regard sans jugement sur le problème, une écoute présente... autant de critères qui font que la relation se passe humainement).

Cela dit il existe plusieurs types de relation :
- dominant/dominé ;
- égal à égal ;
- dominé/dominant.

Ainsi, lorsque la demande est interprétée comme un ordre par le patient, celui-ci peut devenir :

- agressif et opposant ;
- craintif et soumis ;
- acceptant et collaborant.


ATTITUDES CONTRADICTOIRES :
C'est le cas de l'exemple suivant où une aide-soignante cherche à rassurer un malade sur son état de santé avec des mots appropriés mais son attitude corporelle, le ton de sa voix, ses regards fuyants trahissent son inquiétude. Le patient perçoit ces deux messages contradictoires ; mais auquel va t'il répondre ? Généralement il donne la priorité à l'attitude qui est « la plus parlante » que les mots prononcés.
Cet exemple peut être renversé c'est–à-dire un malade nous assure que tout va bien, mais son comportement et ses mimiques nous montrent le contraire. Dans ce cas présent, le soignant s'intéressera au comportement afin d'y déceler les besoins non satisfaits ou les souffrances dissimulées du malade. En conclusion, nous pouvons dire que l'on parle avec tout son corps car la relation est un phénomène d'ensemble.
Donc, attention aux dérives directives du thérapeute et à son interprétation.

-L'orientation et l'optimisation :
Il est toujours nécessaire de savoir définir ses limites à chaque instant.
En ce sens, il faut savoir être flexible et se remettre en cause.
Il est également nécessaire d'avoir assez d'informations sur d'autres thérapies et d'autres thérapeutes afin de pouvoir orienter plus correctement le soigné. Un travail à plusieurs thérapeutes est parfois important et conseillé.
Dans le même ordre d'idée, il est fondamental en tant que thérapeute de se tenir informé de ce qui se passe dans le domaine de la santé et, aussi, de toujours étudier.
Optimiser veut aussi dire augmenter la qualité des formations. Il paraît plus important, lorsqu'une personne souhaite faire une école de thérapie (qu'elle quelle soit) de plutôt juger de la potentialité de la personne à être dans l'écoute ou l'empathie avant de la sélectionner sur des diplômes.

En conclusion :
Nous devons nous construire à partir de ce que nous sommes et non pas nous construire à partir
de ce que nous cherchons à être.

C'est parce que nous sommes tous uniques
qu'il existe autant de potentialités d'évolution
en nous et ce pour chacun d'entre nous,
rien ne doit se scléroser,
la vie c'est le mouvement,
toute évolution est possible.

Je vous la souhaite,
et que le bonheur et l'amour accompagne
vos pas quotidiens !
Propos de Julien Gautier.
Christian Bauer
Ingénieur, naturopathe, thérapeute
cbauer1@free.fr
http://christian-bauer.skyblog.com
http://la-marjolaine.skyblog.com
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# Posté le dimanche 07 janvier 2007 21:14

Une journée en abattoir

Une journée en abattoir
De Christiane H et Pierre Gaffié (Article publié dans L'oeil électrique n°27)

...Les cris sont la première chose que j'entends chaque matin lorsque j'arrive pour obtenir mon certificat de stage de pratique vétérinaire... Une cour déserte, quelques camions frigorifiques, des moitiés de cadavres de cochons pendus à des crochets, le tout dans un éclairage aveuglant. -"Seuls les animaux transportés conformément à la loi sur la protection des animaux (LPA) et possédant une marque d'identification en règle sont acceptés. " C'est l'inscription qui figure au-dessus de la rampe en béton. Au bout de cette rampe gît raide et blafard un cochon mort. " Oui, certains meurent déjà durant le transport. Par collapsus cardiaque. "J'enfonce les mains dans mes poches pour écouter le directeur de l'abattoir m'expliquer qu'on ne procède plus depuis longtemps à un examen complet de chaque bête, seulement à une inspection. Avec 700 cochons par jour, comment cela serait-il possible ?

Dans la pénombre du matin, on distingue mal les détails. Toute la scène revêt un aspect irréel et rappelle quelque sinistre reportage de guerre. Un refus de ma part d'y participer aurait signifié pour moi cinq années d'études perdues et l'abandon de tous mes projets d'avenir. Mais tout en moi - chaque fibre, chaque pensée - n'est que refus, répulsion et effroi. Et surtout la conscience d'une insurmontable impuissance : devoir regarder, ne rien pouvoir faire. Pendant six semaines, des heures durant, sans répit, ces cris retentiront à mes oreilles. Tenir. Pour toi, cela aura une fin. Pour les animaux, jamais. Il est bientôt 7 heures, et je me change. Mon casque d'emprunt oscille d'une façon grotesque sur mes cheveux raides. Mes bottes sont trop grandes.

Je retourne dans le corridor et me range du côté des vétérinaires. Aimables salutations : " Je suis la nouvelle stagiaire ." Le directeur, un homme jovial, me parle d'abord du bon vieux temps où l'abattoir n'était pas encore privatisé. Puis décide de me faire visiter personnellement les lieux. C'est ainsi que j'arrive sur la rampe. A ma droite, des enclos de béton fermés par des barres en fer. Quelques-uns sont prêts, remplis de cochons. " Nous commençons ici à 5 heures du matin. " On les voit se bousculant ici ou se traînant là ; quelques groins curieux arrivent à passer à travers la grille ; des petits yeux méfiants, d'autres fuyants ou en plein désarroi. Une grande truie se jette sur une autre ; le directeur se saisit d'un bâton et la frappe plusieurs fois sur la tête : " Autrement, ils se mordent méchamment. "En bas de la rampe, le transporteur a abaissé le pont du camion, et les premiers cochons, apeurés par le bruit et la raideur de la pente, se poussent vers l'arrière ; mais entre-temps un convoyeur est monté à l'arrière et distribue des coups de trique en caoutchouc. Je ne m'étonnerai pas, plus tard, de la présence de tant de meurtrissures rouges sur les moitiés de cochons.

Des cochons se trouvant à l'avant se cramponnent avec fermeté, ce qui fait pousser à l'employé des jurons de colère et cravacher les cochons de l'arrière qui, pris de panique, essaient de grimper par-dessus leurs compagnons d'infortune. Le directeur hoche la tête : " Ecervelé, écervelé. Combien de fois ai-je déjà dit qu'il ne servait à rien de frapper les cochons se trouvant à l'arrière ! "Pendant que j'assiste, pétrifiée à cette scène, le directeur se retourne pour saluer le convoyeur d'un autre transport, arrivé en même temps que le précédent et qui s'apprête à décharger. La raison pour laquelle tout est allé ici beaucoup plus vite, mais avec beaucoup plus de cris, je l'ai tout de suite vue : derrière les porcs qui trébuchent, un deuxième homme apparu dans l'aire de déchargement assène, pour accélérer l'opération, des chocs électriques. Je regarde l'homme, ensuite le directeur : " Vous savez pourtant que c'est interdit avec les porcs. " L'homme regarde étonné, puis range l'instrument dans sa poche. Par derrière, quelque chose se frotte à moi à la hauteur des genoux ; je me tourne et j'aperçois deux yeux bleus vifs. Je connais de nombreux amis des animaux qui s'enthousiasment pour les yeux animés de sentiments si profonds des chats, pour le regard indéfectiblement fidèle des chiens.

Après un tour rapide de l'abattoir, je me retrouve dans la salle de pause. Une fenêtre qui s'ouvre sur la salle d'abattage laisse voir des cochons couverts de sang, suspendus, défilant dans une chaîne sans fin. Indifférents, deux employés prennent leur petit déjeuner. Leurs tabliers blancs sont couverts de sang. Un lambeau de chair est accroché à la botte de l'un d'eux. Ici, le vacarme inhumain qui m'assourdira lorsque je serai conduite dans la salle d'abattage est atténué. Je reviens en arrière, car une moitié de cadavre de cochon a tourné le coin à vive allure et a heurté la moitié suivante. Elle m'a frôlée, chaude et molle. Le jour suivant, je me rends donc seule dans une partie de la gigantesque machine à découper les morceaux. Une rapide instruction : " Ici, retirer le reste des os du collier de l'arrière-gorge et séparer les n½uds des glandes lymphatiques. Parfois, un sabot pend encore à une patte, il faut l'enlever. " Alors, je découpe, il faut faire vite, la chaîne se déroule sans répit. Au-dessus de moi, d'autres morceaux du cadavre s'éloignent.

Mon collègue travaille avec entrain, tandis que dans le caniveau tant de liquide sanguinolent s'accumule que j'en suis éclaboussée jusqu'au visage. J'essaye de me ranger de l'autre côté, mais une énorme scie coupe en deux les corps des cochons ; impossible d'y rester sans être trempée jusqu'aux os. En serrant les dents, je découpe encore, mais il faut que je me dépêche, pour pouvoir réfléchir à toute cette horreur, et par-dessus le marché il faut que je fasse diablement attention de ne pas me couper les doigts. Le lendemain, j'emprunterai une paire de gants en métal à une collègue stagiaire qui a terminé son stage. J'arrête de compter les cochons qui défilent devant moi, ruisselants de sang. Le couteau est bientôt émoussé. " Donnez-le-moi, je vais vous l'aiguiser. " Le brave grand-père, en réalité un ancien inspecteur des viandes, me lance un clin d'½il. Après m'avoir rapporté le couteau aiguisé, il se met à faire la causette ici et là, me raconte une blague puis se remet au travail. Il me prend désormais un peu sous son aile et me montre quelques trucs qui facilitent quelque peu le travail à la chaîne. "Ecoutez ! Ici tout cela ne vous plaît pas. Je le vois bien. Mais cela doit se faire. " Je ne peux pas le trouver antipathique. Il se donne beaucoup de mal pour me rassurer. La plupart des autres aussi s'efforcent de m'aider ; ils s'amusent certainement à observer ces nombreux stagiaires, qui vont et viennent ici, qui sont d'abord choqués, puis qui poursuivent en serrant les dents leur période de stage. Toutefois, ils demeurent bienveillants. Il n'y a pas de chicaneries. Il me vient à penser que - à part quelques exceptions - les personnes qui travaillent ici ne réagissent pas de façon inhumaine ; elles sont juste devenues indifférentes, comme moi aussi avec le temps. C'est de l'autoprotection. Non, les vrais inhumains sont ceux qui ordonnent quotidiennement ces meurtres de masse, et qui, à cause de leur voracité pour la viande condamnent les animaux à une vie misérable. Lorsque pour la première fois - en fait, le deuxième ou troisième jour - j'ai pris conscience que le corps saigné et scié de l'animal palpitait encore et que sa petite queue remuait toujours, je n'étais plus en mesure de me mouvoir. " Ils... ils bougent encore ! " dis-je, même si en tant que future vétérinaire j'avais appris que c'était les nerfs. J'entends marmonner : " Mince alors, il y en a un qui a fait une faute, il n'est pas tout à fait mort. " Un frémissement spectral agite de partout les moitiés de bêtes. C'est un lieu d'horreur. Je suis glacée jusqu'à la moelle. Rentrée à la maison, je me couche sur mon lit, les yeux au plafond. Passer les heures, les unes après les autres. Chaque jour. Mon entourage réagit avec irritation. " N'aie pas l'air si renfrognée ; fais donc un sourire. Tu voulais absolument devenir vétérinaire. " -
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# Posté le samedi 25 novembre 2006 11:30

Céréales et légumineuses.

Céréales et légumineuses.
MIEUX CONNAITRE CEREALES ET LEGUMINEUSES

Au même titre que les fruits, les légumes, les huiles végétales ou encore les fruits oléagineux, les céréales et les légumineuses constituent l'un des piliers fondamentaux de notre alimentation, donc, de notre santé... Hormis le fait de ne pas nuire, l'un des préceptes d'Hippocrate était : l'alimentation est notre première médecine.

DEFINITIONS :
Revenons d'abord sur les définitions car qui sait réellement ce que sont des céréales et des légumineuses ?...Certains confondent même légumes (appellation vulgarisée) et légumineuses.
En terme botanique, la tomate est un fruit : le saviez-vous ?
Les céréales :
Ce sont généralement des plantes de la famille des graminées dont les grains sont très souvent réduits en farine et qui servent à la nourriture de l'homme et des animaux domestiques (par exemple : blé, seigle, avoine, orge, riz, maïs, millet). Elles ont une grande importance économique dans la fabrication de nombreux produits : pains, pâtes, pâtisseries, biscuits, petits déjeuners divers...ainsi que dans l'alimentation animale et dans l'industrie (bière, alcool, amidon,...).
Les légumineuses :
Ce sont des plantes dicotylédones (c'est-à-dire ayant 2 cotylédons, contrairement au maïs par exemple qui est une plante monocotylédone). Les parties que nous utilisons proviennent d'une gousse qui est en fait le fruit de la plante. Les familles végétales dont viennent les légumineuses sont les papilionacées, les césalpiniacées et les mimosacées. On peut par exemple citer les pois, le soja, les lentilles, la luzerne, le trèfle.
Donc, rien à voir avec un poireau ou une carotte au niveau botanique mais aussi en terme nutritionnel.

COMPOSITION :
Les apports des céréales, des légumineuses et des « légumes » sont tout simplement différents et néanmoins tous utiles et complémentaires. Les légumes sont surtout riches en eau, en fibres (cellulose facilitant le transit intestinal mais non digestible), vitamines et oligo-éléments, même si ceci reste un raccourci général trop rapide car ils contiennent aussi des protéines.
Les intérêts essentiels des céréales et des légumineuses, même si elles contiennent aussi des micro nutriments et des fibres, sont les glucides complexes (ou glucides lents) et les protides. Contrairement aux légumes, elles ne contiennent que peu d'eau (ce sont des graines) et l'apport glucidique et protéique est donc plus concentré. De manière générale, les légumineuses contiennent 2 fois plus de protéines (environ 20 à 40 %) que les céréales (environ 10 à 20%).
Il y a donc plus de glucides lents (qui devraient constituer environ 50% de notre alimentation) dans les céréales.

COMPLEMENTARITE :
Aucun aliment n'est parfait. En terme d'apport protéique, les céréales sont généralement carencées en lysine et les légumineuses en tryptophane et méthionine. Ce sont tous trois des acides aminés essentiels, c'est-à-dire de petites molécules que l'organisme ne peut pas synthétiser mais qui sont indispensables à la fabrication des grosses molécules protidiques dont les fonctions sont très variées dans l'organisme : formation d'hormones ou d'enzymes, maintien des tissus, par exemple (les acides aminés sont au nombre de 8 pour l'adulte. Il faut y ajouter l'histidine pour l'enfant).
C'est pour cela qu'il est recommandé d'allier céréales et légumineuses, pas forcément dans un même repas d'ailleurs. Ancestralement, cela avait été intuitivement compris par tous les peuples de la planète. Pour ne citer que 2 exemples connus :
-les pays du Magreb consomment du couscous soit du blé (céréale) avec des pois chiches (légumineuse)...et des légumes
-les pays d'Amérique Latine consomment du riz (céréale) avec des haricots rouges (légumineuse) souvent associés la tortilla (galette de maïs ou de blé : céréale).
La revue Biocontact n°162 d'Octobre 2006 a fait un dossier très complet sur les protéines, même si les articles sont parfois un peu contradictoires.
L'important reste à mon sens de varier les différents apports en céréales et légumineuses en consommant des produits de bonne qualité, sans OGM ni pesticides mais aussi d'écouter les besoins de son corps et de consommer si possible des produits issus de la région dans laquelle l'on vit. Nous avons tout ce qu'il faut à portée de main.
Pourquoi faire des monocultures d'une seule plante, de la mondialiser sous prétexte qu'elle est riche ?
A titre d'exemple, je vais citer la quinoa et le soja :
-la quinoa : ce n'est pas une céréale, c'est un akène, mais elle s'apparente aux céréales. Le fait que cette plante contienne tous les acides aminés essentiels l'a mise très en vogue...Au point de complètement déséquilibrer l'éco-système sur l'altiplano bolivien. Est-ce bien raisonnable ?
-le soja : très riche en protéines, cette légumineuse est très médiatisée. De nombreuses polémiques existent quant à son utilisation lorsqu'il n'est pas fermenté. Sa culture intensive met à genoux les paysans argentins et contribue grandement à la déforestation de l'Amazonie...et tout cela avec OGM. Le soja même sans OGM devient aussi une monoculture à mon sens déséquilibrante en terme d'environnement dans le sud-ouest de la France.
Pour en savoir plus sur ces 2 monocultures, voir Votre Santé n° 79 et 82 et la revue de l'institut Paracelse n° 58 (www.alain-scohy.com).

LE GLUTEN :
Il est difficile de parler des céréales sans dire un mot du gluten puisqu'il est constaté de plus en plus d'allergies à cette protéine.
Pourquoi ces allergies ? C'est difficile à dire.
En psychologie, il est souvent considéré que le phénomène allergique en général est un problème de relation à l'autre (au sens large du terme : cela peut être une personne, un objet, un lieu...).
On peut éventuellement aussi penser que chez certaines personnes, l'évolution physiologique subit un décalage grandissant par rapport à la vitesse à laquelle l'homme crée des hybrides de céréales. Le système digestif n'est alors plus adapté aux nouvelles variétés.
Il existe une autre approche intéressante : les intoxications aux métaux lourds. Ces intoxications bloqueraient des systèmes enzymatiques et par conséquent l'assimilation de certains aliments comme le gluten et la caséine.
Sur ce sujet, je vous invite à consulter l'interview faite par Corinne Grumberg de Elke Arod, qui est nutridiététicienne et présidente de l'association Stelior (un centre international de recherche et d'étude sur les troubles du métabolisme et du comportement). L'interview est disponible sur www.montagneverte.info, dans la rubrique informations santé et sous le titre « métaux toxiques et troubles du comportement ».
Dans la pratique, en cas d'intolérance au gluten, il faut connaître les céréales ou assimilées qui n'en contiennent pas : ce sont : le maïs, le millet, la quinoa, le riz, le sarrasin, la teff et l'amarante.

Christian BAUER
Ingénieur, naturopathe, thérapeute.
cbauer1@free.fr
http://la-marjolaine.skyblog.com
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# Posté le lundi 20 novembre 2006 13:12

LA NATUROPATHIE

LA NATUROPATHIE
NATUROPATHIE ET RELATION D'AIDE


Suite au congrès de fin mai 2006 qui s'est déroulé à Agullana, Alain Scohy m 'a demandé de faire un résumé de ma conférence pour ceux qui n'ont pas pu assister aux rencontres. Cette conférence s'articulait en 2 volets :
-une présentation de la naturopathie
-la relation soignant-soigné



I. NATUROPATHIE : DEFINITION ET TECHNIQUES :

Définition :

La naturopathie s'inscrit dans une démarche de prévention et de recherche d'un équilibre de la santé.
Elle considère l'homme dans sa globalité, aussi au niveau psycho-émotionnel en vue de rechercher les causes primaires d'un déséquilibre (rôle d'écoute).
Elle met en avant la force vitale de l'individu afin que le corps puisse se rééquilibrer de lui-même.
Une grande importance est accordé à la qualité du terrain de la personne : il sera éventuellement à rééquilibrer.
Les techniques utilisées sont exclusivement naturelles, aussi bien au niveau du bilan que du conseil (aromathérapie, phytothérapie).
Le naturopathe est un accompagnateur vers un processus d'auto-guérison.

Les 4 principes de base de la naturopathie sont :
HUMORISME : accumulation de toxémie au niveau du terrain
VITALISME : force qui permet au corps de retrouver de lui-même l'homéostasie (stabilité de l'organisme)
CAUSALISME : recherche des causes profondes d'un déséquilibre (corps, âme et/ou esprit)
NATURISME : utilisation de techniques naturelles non iatrogènes.

Techniques de base :

A l'origine, les 3 techniques de base de la naturopathie sont :
-l'alimentation
-l'exercice physique
-l'hydrologie
De nos jours, l'hydrologie a été remplacée par la psychologie en tant que technique de base.
Les autres techniques sont :
-l'usage des plantes (phytologie)
-les techniques manuelles (massage, drainage lymphatique,...)
-l'actinologie (utilisation de la lumière)
-la pneumologie (utilisation de l'air)
-la magnétologie (utilisation des énergies)
-la reflexologie (utilisation de points réflexe)

En thérapie, il est souvent nécessaire de combiner plusieurs techniques.
Je vais donner ici quelques détails un peu plus précis sur certaines techniques.
-Le drainage lymphatique :
il s'agit de mobiliser la lymphe qui nettoie le tissu interstitiel, filtre les gros déchets (rôle d'éboueur).
La technique est intéressante en cas de jambes lourdes, rhumes, grippes, en préventif avant l'hiver ou avant une opération, dans les cas d'½dèmes résiduels ou post-traumatiques.
C'est une méthode très relaxante. Elle comporte cependant un inconvénient : elle est très lente. En effet, 6 ou 7 heures sont nécessaires pour traiter complètement un corps. Dans le cas d'une fracture d'un membre supérieur et d'un ½dème post-traumatique, la technique demande une bonne heure voire plus pour chaque séance. Cela rebute un grand nombre de kinésithérapeutes, mais, bien fait, cela se révèle efficace.
- Les exercices physiques :
mis à part la pratique du sport au quotidien, de façon mesurée en fonction de chacun, il existe des exercices de base pouvant palier aux maux quotidiens comme par exemple le mal de dos si courant et si handicapant.
La position du bassin est essentielle pour essayer de palier à ce problème. Il peut être trop en avant ou trop en arrière. On parle alors de lordose (problème le plus courant) ou de cyphose.
Des exercices simples accessibles à tous et à tout âge permettent pourtant de palier à ce genre de problèmes avec un peu de persévérance.
-La relaxation et la respiration :
encore des techniques primordiales et pourtant parfois simples. Elles sont souvent issues du Yoga. Par exemple, apprendre ou réapprendre à avoir une respiration ventrale correcte et stimuler le diaphragme (organe essentiel pour un bon retour veineux et donc une bonne oxygénation par la suite) est fondamental et trop souvent oublié ou occulté.
-L'iridologie :
c'est une technique qui étudie l'iris de l'½il.
Il faut d'abord comprendre que l'iridologie n'est qu'un outil d'aide au bilan naturopathique. Cet outil peut éventuellement s'utiliser avant ou pendant une consultation. Cela peut également être un outil de confirmation en fin de consultation. Cet outil n'évite bien sûr en aucun cas une anamnèse complète.. L'iridologie permet entre-autres de renseigner sur la vitalité (régulation du système neuro-végétatif) ou sur des éventuelles faiblesses ou prédispositions organiques d'une personne.
Il faut aussi savoir qu'il existe 2 théories en iridologie :
-la théorie de « homme debout » « inventée » par Peczely dans les années 1880
-la théorie ancestrale des chaldéens de « l'homme enroulé » remise en lumière par Gilbert Jausas vers 1930.
Les 2 théories sont très proches avec quelques petites divergences.
Mais qu'est-ce que cela signifie au juste ? Peut-être que cet outil n'a pas encore été suffisamment étudié, approfondi.
Il faut aussi savoir qu'il existe des liens entre l'iridologie et l'astrologie. Le docteur Duz les a mis en évidence.
A ce niveau, il est intéressant de faire un lien entre les déformations des divers secteurs de la pupille et de leurs corrélations au niveau psychologique en se référant à l'astrologie.
-Massage :
connu depuis des millénaires par de nombreux peuples de la planète, le massage comporte de très nombreuses variantes. Le but essentiel restant la mobilisation des tissus afin de tendre vers le meilleur métabolisme possible. Les effets de cette mobilisation se ressentent (entre-autres) aux niveaux cutané, circulatoire, musculaire, digestif, nerveux.
C'est une technique préventive importante qui aide aussi à la relaxation.
Il est possible d'utiliser des huiles essentielles lors d'un massage (effet relaxant, anti-inflammatoire, rééquilibrage tempéramental,...en fonction du cas). Il peut aussi être couplé avec d'autres techniques comme par exemple l'énergétique (Reiki ou autres) ou la réflexologie plantaire.
-Réflexologie plantaire :
Cet art ancien consiste en un massage précis de points réflexes situés au niveau du pied. Le rôle primordial étant une action de régulation à distance des différentes fonctions organiques. C'est une très bonne technique de relaxation. Là encore, il existe des divergences minimes entre les écoles, mais, elles n'enlèvent rien à l'efficacité de la technique.
-Reiki :
c'est une technique venant du Japon et perdant des origines en Inde proche du magnétisme. Un rééquilibrage énergétique s'effectue par imposition des mains, notamment au niveau des chakras. Les applications du Reiki sont très diverses tant au niveau organique qu'au niveau énergétique. Attention à bien se renseigner, il existe beaucoup de charlatans dans ce milieu qu'ils prennent pour une manne financière.
-Auriculothérapie :
encore une technique réflexe, cette fois issue de la médecine traditionnelle chinoise. Elle consiste à stimuler certains points précis de l'oreille à l'aide d'aiguilles fines et courtes que l'on laisse en place jusqu'à ce qu'elles tombent d'elles-mêmes. Comme les techniques précédentes, celle-ci ne doit pas non plus occulter l'anamnèse.
-Alimentation :
Oh combien primordiale car c'est notre première « médecine » comme disait Hippocrate.
Il me paraît important d'en rappeler très succintement les règles de base :
-Mastiquer suffisamment
-Réduire en quantité (sauf exceptions)
-Manger les fruits crus loin des repas, comme tous les glucides simples (jus de fruit, miel,...)
-Eviter les aliments acides avec les amidons (exemple : pizza)
-Remplacer les produits raffinés par des aliments semi-complets (pain, céréales) ou complets (sucre, sel, huiles de première pression à froid bio)
-Introduire un plat de crudités par jour
-Baisser la consommation de viande au profit du poisson, des ½ufs, des céréales
-Réduire les faux aliments (café, thé – sauf vert- , chocolat, alcool, sucre blanc, boissons sucrées gazeuses). Attention au grignotage
-Boire des eaux peu minéralisées (BEV, résidus à sec, nitrates (15mg/l))
-Manger tranquillement, dans le calme, avec plaisir et reconnaissance
-Privilégier les aliments de qualité biologique
-Respecter au mieux l'équilibre glucides (environ 55%), lipides (environ 30%), protides (environ 15%).
-Equilibrer céréales et légumineuses
-Attention au mode de cuisson (pas de brûlé, micro-ondes)
-Préférer les aliments frais de saison.
-Phytothérapie :
il est difficile de parler de phytothérapie en naturopathie sans parler des émonctoires.
Ce sont en quelque sorte des filtres ayant chacun certaines spécificités.
Ils « filtrent » soit des matières colloïdales (colles), soit des matières précipitées (cristaux).
Voici la liste des émonctoires et leur action :
-peau : colles et cristaux
-reins : cristaux
-foie : colles
-intestin : colles
-poumons : colles.

Les plantes agissent sur ces différents émonctoires.
Il faut aussi savoir qu'il faut éviter de stimuler un émonctoire surchargé. Par exemple, pour une personne ayant des problèmes rénaux, il vaut mieux éliminer les cristaux par la peau et pas par le rein en prenant des plantes sudorifiques. Le rein se rééquilibrera ensuite. Encore une fois, je souligne l'importance de l'anamnèse.
En phytothérapie, il faut également veiller à respecter ce que l'on nomme les fenêtres thérapeutiques.
C'est-à-dire : en fonction du cas, soit prendre un remède pendant 15 jours à trois semaines, puis faire une pause d'environ une semaine et éventuellement reprendre le remède ou un autre similaire, soit prendre un remède durant 15 jours à trois semaines et l'alterner avec un autre remède similaire.
Il est également nécessaire de savoir qu'en phytothérapie il existe de nombreuses formes galéniques (mode de préparation de la (ou des) plante (s).
Globalement, plus l'extraction des principes actifs de la plante a été faite sur une plante fraîche, plus le remède sera efficace. C'est-à-dire qu'il y a un monde entre une tisane de plante séchée et la même tisane faite avec une plante fraîche.
Voici quelques formes galéniques intéressantes : les teintures mère (solvant : alcool), les suc de plantes fraîches (solvant : eau), les EPF (solvants : eau et alcool), la gemmothérapie (solvants : eau-alcool-glycérine), la phytospagyrie.
Je souhaite insister sur les 2 dernières techniques :
-la gemmothérapie :
il existe différentes variantes. La plus fiable restant à mon sens celle utiliser par Philippe Andrianne (le président de la Fédération Européenne d'Herboristerie). En effet, il s'inspire directement des découvertes faites par le docteur belge P. Henri. La préparation est faite à partir de bourgeons de plantes (donc encore à l'état embryonnaire et comportant le « totum » de la plante). Le macéra est réalisé sur 3 solvants : eau, alcool, glycérine afin d'extraire un maximum des principes actifs de la plante. Les préparations prennent en compte la médecine traditionnelle chinoise. La cueillette des bourgeons se fait dans des conditions énergétiques optimales par mesure de leur pouvoir énergétique (voir le livre de Philippe Andrianne « la gemmothérapie » aux éditions Atlantica : disponible en boutique bio ou sur commande).
-la phytospagyrie :
c'est une technique qu'utilisait paracelse et qui est vient directement de l'alchimie.
Elle consiste à séparer puis à purifier par le feu les 3 principes constitutifs d'une plante :
- corps pour les sels minéraux et les oligo-éléments
- âme pour les essences de la plante (huiles essentielles)
- esprit (toute les liqueurs, teintures mère,...)
Il faut ensuite réunir ces 3 principes.
Toutes les manipulations sont font de manière très précises en fonction de chaque plante par rapport aux dates, aux heures, à la position des astres. La médecine traditionnelle chinoise, l'énergétique et les processus de dynamisation sont pris en compte. Les test sont effectués avec des technologies de pointe comme le système Mora et la cristallisation sensible.
Pour en savoir plus, voir le livre de Tony Céron : « la phytospagyrie, une médecine qui aime l'homme » aux éditions Col du Feu. Voir le site du laboratoire Elixalp ou écrire à : éditions Col du Feu, Fillient, 74550 ORCIER. (04 50 73 93 31).
-L'aromathérapie :
Avant de parcourir rapidement certains principes de base, je souhaite signaler que pour les personnes ayant internet, sur le groupe de discussion « naturo05 » (dans l'onglet « fichiers »), il existe un document conséquent relatif à l'aromathérapie. Pour y accéder, il suffit d'aller sur Yahoo, puis dans « groupe » et de s'inscrire dans le groupe naturo05.
L'aromathérapie est une technique puissante à manier avec précaution. L'auto-médication n'est pas louable.
Il est primordial de bien connaître le chémotype de la plante (c'est-à-dire sa carte d'identité spécifique).
En effet, parler par exemple d'eucalyptus est loin d'être suffisant : il en existe de très nombreux avec des propriétés thérapeutiques complètement différentes.
En maniant les huiles essentielles, il faut toujours faire attention aux yeux. Si, par mégarde, vous introduisez une huile essentielle au niveau oculaire, il est essentiel de savoir qu'il faut rincer avec de l'huile (n'importe laquelle) et surtout pas avec de l'eau.
Je vais ci-dessous dessous décrire certaines règles à respecter :
-Toxicité :
Les huiles essentielles ne sont pas anodines. Certaines molécules contenues dans ces huiles peuvent avoir des conséquences par effet cumulatif. En voici les principales :
-cétones : neuro-toxiques et abortives
-phénols : dermo-toxiques, hépato-toxiques (prendre en même temps un hépato-protecteur du type desmodium ou chardon-marie)
-furocoumarines : elles sont photo-sensibilisantes par voie transcutanée ( souvent des citrus)
-Voies d'administration :
-phénols et furocoumarines : éviter la peau
-cétones : ne pas utiliser en diffusion et éviter la voie anale et la voie anale
-Posologies maximales par voie orale :
-de manière générale : maximum 12 gouttes par jour en 4 prises
-phénols : maximum 6 gouttes par jour en 2 prises
-cétones : maximum 4 gouttes par jour en 2 prises
Eviter de prendre les huiles essentielles sur de longues durées.
Mais, comment savoir quelle huile contient quelle molécules ?
Il convient pour cela de se procurer le livre de Pierre Franchomme « l'aromathérapie exactement » et surtout son lexique. Il me semble qu'il vient d'être réédité. Sinon, il peut éventuellement se trouver sur internet, sur un site « livres rares » du type : www.livre-rare-book.com.
Dernière chose concernant les huiles essentielles : il est possible de les utiliser pour rééquilibrer un tempéramment hippocratique trop exacerbé (lymphatique, sanguin, bilieux, nerveux). Pour plus de détails (ce serait long !), je vous invite encore une fois à vous diriger vers le groupe de discussion naturo05 sur Yahoo.
-Les fleurs de bach :
Cette méthode, très proche de l'homéopathie a été mise au point par le Dorcteur Bach. Les élixirs floraux travaillent au niveau émotionnel en vue d'un lâcher prise. Ceci concerne la peur, les incertitudes, le manque d'intérêt pour le présent, la solitude, l'hyper sensibilité aux influences et aux idées, l'abattement et le désespoir, le souci excessif d'autrui.
Initialement, Edouard Bach avait mis au point 38 élixirs.
Aujourd'hui, de très nombreux laboratoires se disputent cette technique avec des procédés de fabrication différents, des dilutions différentes. Certains couplent aussi les fleurs de bach avec le silicium organique et les huiles essentielles.
Les choses essentielles à savoir sur les fleurs de Bach sont les suivantes :
-ne pas exposer aux ondes (scanners, portables,...)
-ne pas prendre avec les huiles essentielles (sauf recherche de pointe particulière) ni avec l'homéopathie et ne pas stocker à proximité de ces 2 types de remèdes.
-traitement classique : 2 à 3 gouttes sous la langue de manière répétée tout au long de la journée (c'est la fréquence qui compte, pas la quantité). Poursuivre environ 21 jours pour les adultes et arrêter une semaine, puis faire le point. Les bébés ou les animaux sont beaucoup plus réactifs : parfois, le rééquilibrage peut s'effectuer en 24 heures.

Dernier point à noter : il peut être intéressant de coupler ou de travailler en parallèle avec les fleurs de Bach et les techniques du deuil tibétain lors d'un processus de deuil.

Christian Bauer, ingénieur, naturopathe, thérapeute.
cbauer1@free.fr 01 42 42 33 08
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# Posté le dimanche 05 novembre 2006 07:45

LES HUILES VEGETALES

LES HUILES VEGETALES
LIPIDES:LES HUILES VEGETALES


GENERALITES :
Les huiles végétales sont bien sûr constituées essentiellement de lipides ou graisses.
Les lipides sont souvent diabolisés à tort. Mais il faut savoir les choisir. Au même titre que les glucides et les protides, ils sont l'un des piliers de notre métabolisme et devraient constituer environ 30% de notre nourriture. Leurs fonctions sont nombreuses au sein de l'organisme :
Ils sont la source d'énergie la plus concentrée qui soit avec 9 calories par grammes, ils nous servent de réserve, ont un rôle structurel au niveau des membranes cellulaires, sont les constituants de base de la majorité des hormones, servent de véhicule à de nombreuses vitamines dites liposolubles (vitamines A, D, E et K), etc.
Ces substances sont souvent discréditées du fait d'un excès de consommation de graisses saturées que l'on trouve essentiellement dans les viandes grasses, les charcuteries, etc –source d'obésité, de maladies cardiovasculaires, de certains types de cancers- mais aussi par une mauvaise utilisation (surchauffe) ou un mauvais choix qualitatif (achat d'une huile raffinée ou autre).

LES ACIDES GRAS ESSENTIELS :
Certains aliments contiennent des lipides plus intéressants que d'autres et notamment les acides gras essentiels. Ce sont des molécules indispensables à l'organisme et que celui-ci ne peut pas synthétiser lui-même.
Ils sont actuellement très médiatisés sous les noms d'oméga 6 et oméga 3. Qui n'a pas vu une publicité pour une margarine enrichie en oméga 3 ?
Les acides gras essentiels sont aussi des Acides (c'est une fonction chimique) Gras (car ils ont de longues chaînes d'atomes de carbone) Poly-Insaturés (car plusieurs des atomes de carbone constituant la chaîne ne sont pas saturés en hydrogène : il y a donc des doubles liaisons entre certains atomes de carbone) souvent nommés AGPI.
On les trouve essentiellement dans les huiles végétales, les fruits secs oléagineux, les graines oléagineuses, la margarine végétale non hydrogénée (c'est une mention importante qui doit figurer sur l'étiquette des margarines car l'hydrogénation sature les atomes de carbone, les doubles liaisons carbone-carbone disparaissent et les propriétés de ces molécules avec) mais aussi dans les poissons dits des mers froides (thon, saumon, hareng, maquereau, sardine) en ce qui concerne les oméga 3. Malheureusement, l'état de plus en plus délabrant des océans peut laisser à penser que ces poissons absorbent de nombreuses toxines, notamment le mercure allègrement déversé par l'humain lors de l'orpaillage par exemple. On aura beau dire qu'un poisson a été pêché dans les eaux les plus pures du nord de l'atlantique, eh bien, un poisson, cela voyage ! Les gros prédateurs comme le thon sont plus sur la sellette étant donné qu'ils se nourrissent de poissons plus petits. Cependant, il faut bien manger quelque chose...
Mais, ne restons pas alarmiste : de très nombreuses sociétés vendent des huiles de poissons des mers froides en capsule et elles sont normalement tenues à des contrôles stricts quant au contenu de leurs produits. C'est à mon sens cependant dommage d'en arriver là alors que normalement la nature nous donne à profusion ce dont nous avons besoin.
Nous nous intéresserons donc par la suite plus précisément aux propriétés de certaines huiles végétales dont nous maîtrisons plus facilement la qualité et qui restent des produits de consommation courants et non pas des compléments alimentaires. Les oméga 6 et 3 ne sont bien sûr qu'une partie des constituants de ces huiles et d'autres aussi sont bénéfiques à la santé comme les vitamines.
Mais, dans un premier temps, voici les principaux points qu'il faut savoir sur les oméga 6 et 3.
Au sein de l'organisme et lors de processus chimiques assez compliqués et via certains activateurs (vitamines, minéraux, enzymes) ces acides gras sont à la base, entre-autres des prostaglandines. Il en existe divers types. Les prostaglandines de type 1 et 2 (« issues » des oméga 6) ont un rôle lors de l'inflammation, de l'agrégation plaquettaire sanguine, agissent au niveau immunitaire, sur le système hormonal. Elles sont aussi antagonistes et régulatrices et agissent sur l'homéostasie (équilibre général de l'organisme) ainsi que sur la fluidité sanguine. Les prostaglandines de type 3 ont des rôles anti-agrégant, vasodilatateur et hypolipémiant, agissent aussi sur l'homéostasie, la vision, la fluidité sanguine, le bon fonctionnement du cerveau, la régulation du cholestérol.
De nombreux scientifiques d'accordent sur le fait qu'un rapport d'environ 5 sur 1 entre oméga 6 et oméga 3 est optimal pour l'organisme. Cela va plus loin, dans la longue chaîne des réactions chimiques des oméga 3, deux molécules sont présentes. Elles sont appelées « vulgairement » EPA et DHA (acide eicosapentaénoïque et acide docosahexaénoïque...ouf !). Leur rapport optimal se situerait autour de 7 sur 1.
Comment s'en sortir au quotidien s'en s'arracher les cheveux ?
Nous allons voir cela par la suite.

LES HUILES VEGETALES :
L'une des choses primordiales afin de consommer des huiles de qualité est de les acheter biologiques et de première pression à froid.
-De qualité biologique pour éviter d'ingérer des pesticides et des OGM par exemple.
-De première pression à froid car une huile chauffée et raffinée (le but de ces procédés étant uniquement d'augmenter le rendement au détriment de la qualité) perd une grande partie de ses propriétés: les fragiles doubles liaisons dont nous avons parlé se rompent à la chaleur, le raffinage utilise de nombreux solvants chimiques.

De manière générale, il vaut mieux éviter de chauffer les huiles. Plus ces huiles contiennent d'AGPI, plus elles sont fragiles (comme les huiles de noix, de maïs ou de soja). A température relativement basse, il est possible de chauffer des huiles comme l'huile d'olive, celle d'arachide voire celle de tournesol. Pour les fritures, il faut préférer l'huile de palme. Dans tous les cas, attention à ne pas surchauffer l'huile, à la renouveler fréquemment et aussi à la filtrer des particules noires qui restent présentes après chauffage.
Entre parenthèses et pour démystifier un peu tous ces termes pseudo-scientifiques (oméga 3, 6, 9), ces appellations ne correspondent en fait qu'à la localisation de la première double liaison carbone-carbone au sein de la molécule. C'est-à-dire que si c'est à partir du 3ème carbone qu'il y a une double liaison, la molécule sera appelée oméga 3. C'est en réalité un peu plus compliqué que cela, mais cela ne reste ni plus ni moins qu'une méthode de classification sans plus d'intérêt.

Les huiles sont aussi sensibles à la lumière et à la l'oxygène. Il est donc conseillé de les stocker à l'abri de la lumière et de refermer le bouchon. Ce n'est pas un hasard si les fabricant utilisent des flacons en verre teinté assez sombre (éviter le plastique !). Certains poussent le perfectionnisme jusqu'à mettre les huiles au froid pour diminuer encore l'effet oxydatif. Pourquoi pas. Il faut simplement savoir que les points de solidification des huiles sont très proches des températures ambiantes et qu'à basse température des cristaux solides peuvent se former. L'huile de palme, par exemple, est vendue en pain solide à température ambiante.


Voyons maintenant les principales propriétés des huiles les plus courantes.
Pour plus de détails, voir les références en fin d'article.

L'huile d'olive :
C'est sans doute l'huile la plus médiatiquement réputée en terme de santé. Cependant, elle ne contient que peu des fameux AGPI (acides gras poly-insaturés oméga 3 et 6). Elle contient surtout de l'acide oléique ou encore oméga 9 qui est mono-insaturé (une seule double liaison carbone-carbone) et qui supporte donc mieux la cuisson. Il existe plusieurs qualité d'huiles d'olives : huiles d'olive vierge extra (ne pas chauffer), huile d'olive vierge extra fruitée, huile d'olive vierge extra douce. Elle contient les vitamines A D E et K, joue un rôle non négligeable à de nombreux niveaux notamment artériel, hépatique, rénal, digestif, cutané.

L'huile de lin :
Elle est très difficile à conserver car très riche en oméga 3 (qui sont les acides gras essentiels les plus difficiles à trouver dans la nourriture). C'est pourquoi il est très difficile de la trouver ou parfois en capsule dans certains magasins de diététique, mais à un prix peu abordable. Le plus facile reste donc de l'absorber sous forme de graines directement, le prix restant correct. Ces effets au niveau cutané, hormonal, artériel, diabète, rénal hépatique, intestinal, articulaire sont importants. Les graines de lin constituent l'une des bases de la diététique du Dr. Kousmine.

L'huile de colza :
C'est une huile dont le rapport oméga 3/ oméga 6 est intéressant. Elle a en effet un ratio d'environ 1/3 en ce qui concerne les 2 acides gras essentiels. Son prix est abordable mais son goût est assez prononcé. Elle est également une source non négligeable en vitamine E (l'un des principaux anti-oxydants). Cette huile a fait couler beaucoup d'encre dans les années 80 du fait de sa haute teneur en acide érucique toxique. Depuis, une variété de colza à faible teneur en acide érucique a été développé, aussi connue sous le nom de canola. Apparemment tout va bien. Un doute subsiste cependant quant à son innocuité si l'on se réfère au site canadien www.evolutionquebec.com. Info ou intox ? Difficile à dire mais restons vigilants. Ce site dénonce aussi certains méfaits de l'huile de soja. Hormis ce doute, cette huile possède les propriétés liées à la présence des AGPI (voir plus haut).

L'huile de noix :
C'est un compromis intéressant. Cependant, elle reste assez chère à l'achat. Elle contient une proportion intéressante d'AGPI (dont le rapport en d'environ 1/10 entre oméga 6 et 3). Elle s'oxyde assez vite mais pas autant que l'huile de lin ce qui permet d'en trouver en boutique diététique.

L'huile de soja :
Elle a un profil un peu similaire à l'huile de noix en ce qui concerne les AGPI. Elle contient aussi des vitamines A D et E ainsi que de la lécithine (comme le jaune d'½uf). Elle est très employée dans les préparations composées. Avec le soja, attention aux OGM.

L'huile de germes de blé :
Elle est très chère car il faut de très grandes quantité de blé pour faire un litre d'huile. Elle est surtout connue pour sa bonne teneur en vitamine mais contient aussi des AGPI, des vitamines A D et K. On lui reconnaît des propriétés reminéralisante, revitalisante, facilitant l'oxygénation cellulaire (anti-anémique, anti-fatigue,...).

Au niveau thérapeutique, je me permets un petit coup de c½ur pour l'huile de calophylle (Calophyllum Inophyllum). Malgré une odeur assez particulière ,c'est un très puissant régénérant et cicatrisant tant au niveau digestif qu'au niveau cutané, un décongestionnant prostatique très intéressant associé à des huiles essentielles comme le lentisque pistachier, un anti-infectieux et anti-inflammatoire oropharyngé, un fluidifiant sanguin, un protecteur capillaire et régénérant veineux (associé à l'hélichryse italienne dans le traitement des phlébites par exemple), un anti-acnéïque, anti-eczéma et elle permet d'atténuer le psoriasis. Cette huile est aussi utile en cas d'engelures, de crevasses, d'esquarres, de vergetures, de fissures anales, de radiodermites (très utiles en cas de radiothérapie), de mycoses, d'herpès, d'érythèmes. Elle aide au retardement de tâches de vieillesses, attenue les rides, les vieilles cicatrices, soulage les contractures musculaires et les entorses.
Attention, il n'est pas conseillé d'utiliser les huiles grasses (de manière générale) en cas de démangeaison.


Bien sûr, il existe une quantité énorme d'huiles végétales. Elles ont toutes des propriétés d'un côté similaires mais souvent aussi particulières. Le fait d'utiliser à bon escient et de manière alternée les huiles précitées (hormis l'huile de calophylle qui est à usage thérapeutique) me semble déjà être une première approche intéressante.
Nous pourrions également citer les huiles de carthame, de maïs, d'amande douce, de noisette, d'onagre, de bourrache, de pépins de courges, de pépins de raisin, de tournesol, etc.

Il ne me semble pas nécessaire non plus de complètement boycotter les poissons des mers froides quant à l'apport en oméga 3 pour les personnes non végétariennes. Le doute et la peur en ce qui concerne la consommation des aliments, même les plus sains possible, me semble être aussi un facteur pouvant générer des pathologies. Donc, pas trop de panique, et surtout, restons à l'écoute de notre corps !

Pour aller plus dans le détail, ce qui dépasse le cadre d'un article général comme celui-ci, je vous invite à consulter les sources suivantes :
-le cédérom de la rédaction de Votre Santé et notamment le numéro 65
-le numéro 136 de Biocontact (mai 2004)
-le site http://biogassendi.ifrance.com
-le groupe de discussion Yahoo « naturo05 » et l'onglet fichier (dont le document « aromathérapie » pour les passionnés)
-le livre « La bible de la nutrition optimale » de Patrick Holford aux éditions Marabout.

Christian Bauer
Ingénieur, naturopathe, thérapeute.
cbauer1@free.fr
http://la-marjolaine.skyblog.com
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# Posté le jeudi 21 septembre 2006 19:56