-L'adéquation :
C'est un chose fondamentale. S'il n'y a pas une symbiose complète entre le soignant, le soigné et les thérapies utilisées, il y a peu de chances que le travail d'accompagnement vers l'auto-guérison fonctionne. La confiance du soigné envers le thérapeute et envers la (les) technique(s) utilisées sont autant primordiale que la confiance du soignant envers ses techniques et le pouvoir d'auto-guérison du soigné.
-L'accompagnement :
il consiste à surtout rester humble. C'est bien sur le rôle du thérapeute que de guider la personne en difficulté, mais, il ne consiste en aucun cas à l'orienter vers un but prédéterminé. Non, il faut accompagner la personne vers là où elle souhaite aller (ce qui n'empêche pas les suggestions ou les conseils), aller à son rythme, faciliter son évolution tout en comprenant que cette personne à accompagner est différente du thérapeute qui n'a en ce sens rien à imposer.
-Ecoute : acceptation positive, authenticité, empathie :
Définition
La relation d'aide est un moyen d'accompagner le patient dans son évolution et ses conséquence sur la vie personnelle, familiale, sociale et éventuellement professionnelle. Elle est fondée sur une relation de confiance entre le soignant et le soigné. Pour cela, elle respecte certaines règles comme la considération positive, l'authenticité, l'empathie, l'absence de jugement [...] La relation d'aide vise un changement chez le patient. Changement dans sa gestion de sa maladie, de sa santé, de sa vie plus généralement. Elle dépend des question que se pose le patient. Le soignant cherchera avant tout à accompagner et soutenir le patient dans son questionnement plutôt que de lui répondre systématiquement. Une relation efficace peut aboutir à un changement ou être une porte ouverte vers un changement, en quelque sorte une première étape positive. Les effets de la relation d'aide sont, en premier lieu, l'obtention d'un soulagement émotionnel, par la parole et l'expérience de l'écoute que fait le patient. Dans un second temps, le patient peut découvrir quelque chose de lui de son histoire, il peut comprendre ce qui lui arrive. Parfois, la relation d'aide permet d'accéder à une réorientation de la vie. Le soignant ne se fixera pas de tels objectifs, il accompagnera le patient et évoluera à son rythme. Il facilite l'évolution.
Postulats
tout individu est unique et en évolution.
UNIQUE :
- Histoire particulière
- Personnalité
- Influences subies (volontaires ou non)
- Accidents, succès
Ceci implique qu'une expérience similaire peut avoir une « digestion » et interprétation différente.
EVOLUTION :
- Pouvoir de changer
- Changement
- Potentiel évolutif souvent nié
Concepts :
Les concepts ci-dessous permettent d'aller vers une ambiance favorable :
-instauration d'un climat de confiance
-l'émergence d'une parole propre au sujet.
L'acceptation positive
-Le soignant accepte le patient tel qu'il est, sans jugement
-Ce que le soignant accepte et distingue, c'est la personne et non pas ses comportements, ses symptômes ou sa situation plus ou moins douloureuse.
L'authenticité
-Relation honnête, franche sans mensonges ni artifice.
-Tenter d'être soi-même.
L'empathie
L'empathie est le résultat d'une relation suffisamment proche entre deux personnes pour qu'elles ressentent, de l'intérieur, le vécu de l'autre.
En résumé :
La relation d'aide insiste sur la particularité individuelle.
Les postulats de départ sont que chaque personne est unique et possède son propre potentiel de changement. Les principes de base sont l'acceptation, l'authenticité, l'empathie. C'est davantage une amélioration de la qualité des interactions soignants-soignés.
-Les fondements de l'écoute :
Ressentir et refléter les sentiments
-réponses et attitudes de compréhension
-donner assez de confiance pour trouver en lui des ressources pour gérer ses difficultés et son développement. »
Gérer son propre ressenti
trouver en moi la disponibilité requise pour une bonne écoute de l'autre.
Présence à soi-même
-"se vérifier", être vrai
-Acceptation sans crainte
Ceci implique une plus grande attention et compréhension de l'autre.
« Si l'on admet que l'on puisse bien écouter autrui quand on n'a pas de préoccupation personnelle immédiate et qu'à l'inverse l'on ne puisse offrir sa disponibilité lorsque notre champ de conscience n'est pas libre de soucis ou d'agitation, nous tenons là des limites de l'écoute. »
Établir une relation d'évolution
Vivre l'expérience de l'écouté
"Etre presque l'autre, sans être l'autre et sans cesser d'être soi-même. »
Me sentir écouté m'invite à m'écouter davantage, à être plus attentif à mon vécu et à mon ressenti intérieur. Je me sens libre et accompagné par un témoin attentif et chaleureux. »
C'est dans cette relation de totale compréhension, hors de tout jugement, sans pression, ni directivité, que s'amorcera le processus de restauration intérieure physique et psychique.
Le but n'est pas de résoudre tel problème particulier, mais d'aider l'individu à atteindre la maturité qui lui permettra de faire face au problème actuel, et aux suivants, d'une manière mieux adaptée ».
-L'interrogatoire :
Il faut avant tout respecter les 3 « R ».
Respect envers soi-même
Respect de l'autre
Responsabilité de ses actions
La relation soignant-soigné est une rencontre fort complexe.
-Au-delà de la relation soignant-soigné, l'intérêt à l'entourage et à l'environnement du patient est à prendre en compte pour avoir une vision très complète et globale de ce dernier.
-Le thérapeute doit être à l'écoute « auditive » et visuelle de son patient dès les premières minutes de chaque entretien, les premières expressions du patient parlent d'elles-même.
-Il doit poser des questions ouvertes, qui ne dirigent pas et qui n'influencent pas la réponse du patient
-Le thérapeute doit laisser suffisamment libre cours au début de la consultation. Bien entendu le thérapeute est là pour toujours disponible et prêt à recadrer si besoin est.
La relation proprement dite :
Entre patients et thérapeutes s'échangent des paroles, des sourires, des regards mais aussi des grimaces, des froncements de sourcils, des exclamations. L'habileté consiste à pouvoir interpréter ces éléments comme des supports d'informations qui formeront le sédiment de la relation soignant-soigné (cf PNL).
La complexité d'une relation :
C'est avec son corps, sa parole et son affectivité que l'on rentre en relation. L'affectivité est l'élément central.
Mais aussi :
-les facteurs psychologiques : principalement les valeurs personnelles , les représentations, les préjugés, les émotions, les désirs ;
-les facteurs sociaux : l'appartenance à une catégorie professionnelle, à une classe d'âge, à une culture ainsi que les fonctions de chacun ;
-les facteurs physiques : les perceptions propres à chacun, l'aspect physique.
Situations relationnelles difficiles :
-Les soignants peuvent se sentir déroutés
-faire preuve d'humilité, de reconnaître ses limites tout en restant proche du ressenti du soigné.
Etre en relation nécessite de l'énergie. Dès que les sujets de conversation entre individus sortent du superficiel ou qui tournent en rond, l'intensité des échanges est augmentée, l'énergie de chacun est mobilisée, la relation gagne en authenticité.
À ce moment-là, s'effectue ce que nous pouvons nommer une véritable rencontre. Moment rare qui donne à la communication sa dimension la plus complète. Certaines relations avec les collègues et avec les patients atteignent cette qualité d'échange et redonnent au travail l'aspect humain que la technique a parfois tendance à évacuer.
Voici quelques exemples de sentiments les plus fréquents :
Ø sentiment de supériorité :
Une supériorité trop marquée vis-à-vis du patient le maintiendrait dans une dépendance qu'il peut d'ailleurs de lui-même rechercher.
Ø sentiment d'impuissance :
Ce sentiment peut pousser le thérapeute à vouloir « trop en faire » intervient pour compenser l'impuissance et éviter la souffrance qu'il dissimule.
Ø sentiment de responsabilité :
Il est indispensable.
Ø sentiment de découragement :.
Ø sentiment de satisfaction :
Nous retiendrons enfin que les sentiments négatifs tout comme les sentiments vécus positivement peuvent aussi entraîner des problèmes de relation quand ils sont éprouvés à l'excès.
En résumé :
« Le vécu du soignant intègre des aspects sociaux et psychologiques dont il est difficile de faire la part au quotidien. Aider les autres, c'est aussi avoir la capacité de demander de l'aide [...] Savoir demander un soutien ou simplement un conseil aiderait bon nombre de soignants que la volonté, les préjugés ou un sentiment de supériorité poussent à se croire infatigables, voire infaillibles. Se reconnaître momentanément impuissant ou découragé et surtout faire une démarche auprès de ses collègues ne devrait plus être regardé comme une marque de faiblesse. Ce serait plutôt une marque de bonne santé psychique que le thérapeute sache faire le point de temps en temps avec une autre personne pour ne pas accumuler des problèmes pouvant faire barrage.
Au-delà de cette autocritique dont le résultat est de vouloir se débrouiller seul dans les moments difficiles, comme nous le rappelions plus haut, la peur du jugement d'autrui et de n'être pas écouté ou entendu sont les deux autres freins majeurs à la recherche des solutions d'amélioration. »
-Le processus de déformation d'un message :
L'écoutant peut n'entendre que ce qu'il veut entendre. L'écoute est alors parasitée.
Dans cette relation où une personne émettrice fait l'effort pour exprimer sa pensée à une autre personne qui l'écoute, nous saisissons mieux la fragilité du message ainsi que la difficulté à se faire comprendre comme à être compris.
-Les techniques :
La reformulation :
-Globale :
effet miroir : elle permet d' avoir un surplus d'information
-inductive :
on demande au patient « l'autorisation de penser que » : on oriente sur un thème (climat...) : technique de l'entonnoir
-sélective :
technique plus dangereuse (sélection d'un thème précis)
-affective :
pour les patients ayant du mal à se livrer (le fait qu'il aime)
Les concepts à explorer (en naturopathie) :
-Toxémie (endogène : émotion, stress, métabolisme, flore---exogène : médoc, alimentation, pollution, dents, géobiologie) )
-Emonctoires
-Surcharges-carences
-Force vitale
-Terrain ( hérédité, antécédents)
-Psycho-émotionnel (état du système parasympatique pour savoir s'il faut drainer ou revitaliser) D1-D2-D3-D4 (diathèses du docteur Jacques ménétrier : voir son ouvrage : la médecine des fonctions aux édition Le François).
-Tempérament
-Transferts morbides
-Statique
-Facteur déclenchant
-Les systèmes
Négociation des conseils :
Elle est primordiale pour l'acceptation des conseils.
Les protections :
Elles peuvent être nécessaires ou non en fonction du thérapeute.
-se décharger
-vêtements clairs
-boire de l'eau
-visualisation
-aération
-lavages des mains
-Huiles essentielles
-coller la langue au palais
L'arbre de vie :
C'est un cadre qui peut être utilisé afin de retracé l'histoire du soigné. Une partie se réfère aux éléments physiques, l'autre aux éléments psychologique. Il permet surtout de faire les liens entre les 2 plans.
-Les dérives :
Lors d'une consultation, demander à un patient de se déshabiller pour évaluer une dermatose par exemple peut être reçu comme un ordre, une suggestion, une proposition... cela sera fonction du type de relation que le soignant établit (un regard sans jugement sur le problème, une écoute présente... autant de critères qui font que la relation se passe humainement).
Cela dit il existe plusieurs types de relation :
- dominant/dominé ;
- égal à égal ;
- dominé/dominant.
Ainsi, lorsque la demande est interprétée comme un ordre par le patient, celui-ci peut devenir :
- agressif et opposant ;
- craintif et soumis ;
- acceptant et collaborant.
ATTITUDES CONTRADICTOIRES :
C'est le cas de l'exemple suivant où une aide-soignante cherche à rassurer un malade sur son état de santé avec des mots appropriés mais son attitude corporelle, le ton de sa voix, ses regards fuyants trahissent son inquiétude. Le patient perçoit ces deux messages contradictoires ; mais auquel va t'il répondre ? Généralement il donne la priorité à l'attitude qui est « la plus parlante » que les mots prononcés.
Cet exemple peut être renversé c'est–à-dire un malade nous assure que tout va bien, mais son comportement et ses mimiques nous montrent le contraire. Dans ce cas présent, le soignant s'intéressera au comportement afin d'y déceler les besoins non satisfaits ou les souffrances dissimulées du malade. En conclusion, nous pouvons dire que l'on parle avec tout son corps car la relation est un phénomène d'ensemble.
Donc, attention aux dérives directives du thérapeute et à son interprétation.
-L'orientation et l'optimisation :
Il est toujours nécessaire de savoir définir ses limites à chaque instant.
En ce sens, il faut savoir être flexible et se remettre en cause.
Il est également nécessaire d'avoir assez d'informations sur d'autres thérapies et d'autres thérapeutes afin de pouvoir orienter plus correctement le soigné. Un travail à plusieurs thérapeutes est parfois important et conseillé.
Dans le même ordre d'idée, il est fondamental en tant que thérapeute de se tenir informé de ce qui se passe dans le domaine de la santé et, aussi, de toujours étudier.
Optimiser veut aussi dire augmenter la qualité des formations. Il paraît plus important, lorsqu'une personne souhaite faire une école de thérapie (qu'elle quelle soit) de plutôt juger de la potentialité de la personne à être dans l'écoute ou l'empathie avant de la sélectionner sur des diplômes.
En conclusion :
Nous devons nous construire à partir de ce que nous sommes et non pas nous construire à partir
de ce que nous cherchons à être.
C'est parce que nous sommes tous uniques
qu'il existe autant de potentialités d'évolution
en nous et ce pour chacun d'entre nous,
rien ne doit se scléroser,
la vie c'est le mouvement,
toute évolution est possible.
Je vous la souhaite,
et que le bonheur et l'amour accompagne
vos pas quotidiens !
Propos de Julien Gautier.
Christian Bauer
Ingénieur, naturopathe, thérapeute
cbauer1@free.fr
http://christian-bauer.skyblog.com
http://la-marjolaine.skyblog.com



